Les autres pages...

vendredi 28 septembre 2012

Une Bédénovela en ligne, une expérience inédite ! (Les autres gens)

Mieux que Dallas et Plus belle la vie réunis... captivant et addictif... ne cherchez pas plus loin, c'est Les autres gens qu'il vous faut !
Toujours grâce à un article de Parceque, le magazine qui dessine, je découvre Les autres gens, une bande-dessinée numérique, initiée en  mars 2010 par Thomas Cadène, scénariste de ce grand feuilleton quotidien.
Une bédénovela online, un peu comme les télénovelas hispaniques qui tiennent les spectateurs en haleine tous les soirs.



Le principe est simple : on suit une héroïne, Mathilde, étudiante en droit et millionnaire au loto, dans sa vie quotidienne, ses rencontres, ses amours, la famille, les amis, etc. Des personnages principaux, des personnages secondaires, et un SOAP-OPERA qui se construit au jour le jour, au fil des publications quotidiennes sur le site web, au fil de l'inspiration de Thomas Cadène et des nombreux dessinateurs qui ont mis leurs images sur son scénario.
Certains ont fait juste un épisode, d'autres plusieurs; plus de cent en tout se sont succédés.
Parmi des noms que j'ai reconnus, Camille Jourdy et Bastien Vivès.
Une grande diversité des images donc, reflets des différents styles graphiques des auteurs, mais toujours les mêmes personnages avec les mêmes attributs physiques, vestimentaires, et les mêmes caractères.
L'unité est parfaitement réussie et est assurée par une vraie histoire, un vrai scénario, où les nombreux personnages se croisent, se décroisent et "plein de situations qui s'emboîtent, se déboîtent, s'enfilent comme un collier de perles. De l'amour et des couples (beaucoup), du cul (beaucoup), de l'argent (pas mal), de l'engagement politique, des histoires de mœurs, du thriller, quelques gosses, et de beaux paysages". (extrait de l'article de Coline Poulette pour Parceque)
L'aventure a pris fin en juin 2012 et je constate que j'ai encore deux trains de retard.
Oui, si vous pensiez que je vous présentais un scoop, c'est raté.
Heureusement, le site est toujours fonctionnel.

Pour pouvoir suivre les épisodes quotidiens du webcomic, il fallait s'abonner, moyennant une petite somme. Plusieurs formules existaient.
Maintenant, on peut acheter les archives au prix de 2,50€ pour un mois ET... on peut aussi acheter les épisodes en version papier !

Le n°1 est au petit prix de 9€, contre une quinzaine d'euros au prix normal

Et oui, la bonne nouvelle, c'est que les éditions Dupuis éditent l'aventure depuis avril 2011. Plusieurs tomes sont déjà parus, dont un volume double (et un suivant à paraître début octobre), qui regroupent toutes les parutions web.
Génial !
Oui, je dis "génial" car pour moi, rien ne remplacera le papier et si tous ces dessinateurs ont pris du plaisir à participer à l'aventure, le but ultime du métier est bien de finir par être éditer "pour de vrai".
À noter que l'édition sur papier n'était pas prévue au départ. La BD feuilleton a été conçu à l'origine uniquement pour une parution web.





L'aventure web est belle et j'aurais adoré la suivre en temps réel (mais où étais-je en 2010 bon dieu ?!) mais maintenant qu'elle est terminée, je suis heureuse qu'elle se continue par de "vraies" éditions papier.
Ce qui ne m'empêche(ra) pas d'acheter quelques épisodes sur le web, histoire d'avoir les deux versions de l'aventure.

Et n'oubliez pas !

mercredi 26 septembre 2012

"Meurtre au kibboutz", un polar sociologique, très sociologique


Continuant ma découverte du monde du polar, grâce au challenge chez Delph, j'ai sélectionné ce titre de Batya Gour, une auteur israélienne, uniquement pour le décor, le cadre original dans lequel se déroule l'enquête criminelle : un kibboutz.
Un peu un mystère pour moi... je sais qu'il est question de vie en communauté et de collectivisme, d'exploitation de la terre, de pionniers du sionisme mais ça reste assez flou pour moi.
Alors ce livre, je l'ai pris comme une excellente occasion de me renseigner sur le sujet tout en explorant le genre policier.

Osnat, la secrétaire d'un kibboutz (rang important) vient de mourir à l'infirmerie dudit kibboutz où elle venait d'être admise quelques heures plutôt pour une soi-disant pneumonie.
L'autopsie révèle très vite qu'elle a été empoisonnée par un insecticide.
Le commissaire Michaël Ohayon, un personnage récurrent de l'auteure, nouvellement promu au sein d'une unité spécialisée dans les crimes graves, est chargé de l'enquête. Il s'avère qu'une personnalité du pays est mêlée à l'affaire : un député qui entretenait une liaison depuis peu avec la défunte.

Vous pourriez penser que je viens de vous résumer les premières pages du livre.
Que nenni !
Le commissaire Ohayon et ses collègues n'entrent en scène qu'au bout de 120 pages, soit à un quart du livre.
Surprenant.

lundi 24 septembre 2012

Un "Plan social" pas très orthodoxe !


Émile Delcourt est dans la merde.
L'usine de fabrication d'ancres marines, située en banlieue de Valenciennes, dont il est le patron et que l'on se transmet de génération en génération dans la famille, est au bord de la faillite.
À un point tel que même un plan social n'est pas envisageable car trop coûteux.
Pourtant, il suffirait qu'un quart des employés quitte l'entreprise pour qu'elle soit viable.

Ça démarre fort, dès les premières pages.
Ce Delcourt est irrévérencieux, goujat, prêt à tout.
On savoure l'humour grinçant de l'auteur, ses nombreuses piques lancées contre les Parisiens, les consultants,  le département du Nord, etc. Tout le monde en prend pour son grade. 
C'est une lecture jouissive et il y a des passages très drôles qui décapent sec !

Très vite, Delcourt trouve la solution à son problème, un moyen très étonnant et pas très catholique de faire disparaître ce quart de salariés en trop, aidé par un syndicaliste CGT de la boîte, avec qui il s'est trouvé des intérêts communs.

vendredi 21 septembre 2012

Choisir la vie, en guise de réparation (récit de Colombe Schneck)




C'est le nom de cette journaliste connue qui m'a tout d'abord attirée vers le livre.

Colombe Schneck est juive et La réparation est le récit de sa quête sur l'histoire de sa famille, originaire de Lituanie (au nord-est de la Pologne), un pays qui abritait l'une des plus importantes communautés juive en Europe, et qui a été décimée à 95 % lors de la Seconde guerre mondiale.
A l'aube de cette période sombre de l'histoire, alors que Ginda, sa grand-mère maternelle était déjà installée en France depuis plusieurs années, les frères et sœurs de celle-ci veulent rester en Lituanie.
Malgré l'insistance de Ginda, malgré les menaces.
Très vite, ils sont obligés de rejoindre le ghetto de Kovno.
Certains membres de la famille "auront la chance" d'être sélectionnés pour aller dans les camps de travail et y survivront, les autres seront directement gazés à Auschwitz.
Raya et Masha, les deux sœurs de Ginda reviendront, leurs maris, leur mère, et Salomé et Kalman, leurs enfants, non.

Colombe Schneck est enceinte de son premier enfant quand elle entend parler de Salomé pour la première fois. Sa mère, Hélène, lui propose, comme si elle demandait une faveur, de donner à l'enfant ce prénom, si c'est une fille. C'était le prénom de sa cousine dont il ne reste rien précise-t-elle.
Une perche tendue pour le dialogue ?
Quoi qu'il en soit, Colombe ne questionne pas. Elle sait que cette enfant a un rapport avec la Shoah, que c'est extrêmement douloureux. Elle n'est pas prête à entendre.
C'est un fils qui naît et sa mère, Hélène, meurt peu de temps après.
Deux en plus tard, en 2003, Colombe Schneck met une petite-fille au monde, qu'elle décide de prénommer Salomé, sur les conseils d'une amie.
Elle se souvient alors de la promesse faite à sa mère, presque par hasard.
C'est le point de départ pour elle.
Il est temps de faire parler ceux qui restent, pour savoir.
Elle se lance sur les traces de l'autre Salomé, cette enfant dont il ne reste que 2 ou 3 photos noir et blanc.

mercredi 19 septembre 2012

Le plein de couleurs pour ma couverture s'il-te-plaît tata !

Cet été, j'ai réfléchi, et je me suis rendue compte qu'il était temps que je me bouge pour réaliser un petit quelque-chose de mes dix doigts à ma future nièce dont la naissance était prévue début septembre.


J'ai donc délaissé mon en-cours au crochet (une petite robe à trous-trous) et je suis allée récupérer tous mes restes de laine surnaturelle de la Droguerie avec l'idée de faire une petite couverture pour le petit lit de cette petite puce qui grandissait dans le ventre de ma sœur.
A base de granny squares, les carrés que nos mamies crochetaient avec leurs fins de pelotes !
Et oui, rien ne se perd !


lundi 17 septembre 2012

Attention, roman captivant et déroutant !



Camille, éditrice d'une trentaine d'années, vient de perdre sa mère. On est en 1975.
Parmi les lettres de condoléances, elle trouve un étrange et long courrier, non signé et de provenance inconnue.
Un certain Louis parle de son amie d'enfance, Annie...

Camille se dit que c'est une erreur mais quelques jours après, une deuxième lettre arrive, puis une troisième, et ainsi de suite.
Camille ne sent pas concernée au début mais trouve très intriguant que ce Louis continue à faire erreur sur la personne. Et puis, elle se laisse prendre au récit.
Elle pense alors à un écrivain, en mal d'édition, qui aurait trouvé l'astuce, pour être sûr d'être lu, de lui faire parvenir son manuscrit, chapitre par chapitre, sous forme épistolaire.
Bien vu, mais non.

Camille finit par comprendre que ces lettres lui sont bien destinées et qu'elle est liée à l'histoire que Louis raconte.


dimanche 16 septembre 2012

Une après-midi au Musée gallo-romain...

En ce beau dimanche ensoleillé, nous avons profité des Journées du patrimoine pour retourner au Musée gallo-romain de Saint-Romain-en-Gal (Rhône), juste à côté de chez nous.


Nous l'avions déjà visité cet été et avions été enchantés par l'ampleur du site.
Une grande salle faite d'acier et de verre, construite sur pilotis pour préserver les vestiges en dessous d'un maison gallo-romaine, abrite une exposition permanente, riche en mosaïques.
À l'extérieur, on parcourt les vestiges d'un quartier résidentiel de l'ancienne Vienna, qui a connu un fort développement dans les années 50 après JC, lié à l'importance économique de la vallée du Rhône
Des villas entières ont été exhumées (notamment la maison des dieux océans qui est, avec plus de 3000 mètres carrés au sol, l'une des plus vastes demeures connues en Gaule), des thermes, des entrepôts et ateliers et des rues entières pavées de granit.

On marche dans les pas des Romains.
Quoi de plus concret, quoi de plus pédagogique !

vendredi 14 septembre 2012

"Palepoli", un manga complètement baroque !


La couverture est déjà un petit bijou en elle-même !
Ah, bien sûr, il faut aimer le style, et je vous avouerai que le doré et le rococo (mon dieu les grosses ailes dorées...), ce n'est pas ce que je préfère... et c'est donc avec une petite inquiétude, mais beaucoup de curiosité, que je me suis lancée dans la lecture de ce manga, qui m'a été gentiment envoyé par les éditions IMHO (merci Solène).

L'auteur, Usamaru Furuya est un artiste complet. Né en 1968, il a étudié aux Beaux-Arts, a appris la maîtrise de la peinture à huile mais a aussi touché à la sculpture, au théâtre et à la danse Butô.
En 1994, il se lance dans le manga, sans vraiment en connaître les conventions. Les premières planches de Palepoli paraissent dans la revue Garo, un mensuel sur les mangas avant-gardistes et alternatifs.
Plus de 15 ans après, ces planches rassemblées sont enfin disponibles en France. Furuya a publié entre-temps plusieurs autres mangas (clic).

Sous forme de planches de 4 vignettes de même dimension, le mangaka décline des gags où se mêlent humour, absurdité, poésie, surréalisme, gore, sexe, mises en abyme, parodies, etc.
Au départ, on est déboussolé.
C'est déroutant, même un peu dérangeant.
On veut comprendre mais on ne voit pas trop ce qu'il y a à comprendre.
Ensuite, on se rend compte qu'il y a des personnages récurrents (le fantôme des pages rejetées, le petit takashi, l'ourson tueur, etc.) et ouf, cela prend un certain sens.

mercredi 12 septembre 2012

Un "Long week-end"... intense en émotions


Un beau moment et une belle surprise que ce roman de Joyce Maynard !
Une écrivaine américaine que j'ai découverte il y a peu avec son dernier roman paru en France, Les Filles de l'ouragan.

Une belle surprise car je n'aurais jamais deviné que j'avais affaire à la même auteure si je n'avais pas lu le même nom sur la couverture.
D'un côté, Les Filles de l'Ouragan est une histoire de famille, avec son secret que l'on devine vite, qui nous tient sur plusieurs dizaines d'années, et traitée de façon assez classique, donc sans surprise.
De l'autre, Long week-end est une sorte de huis-clos resserré sur une semaine et on ne peut présager dès le départ du déroulement de l'histoire.

lundi 10 septembre 2012

Adolf H., un "autre" hypothétique qui peine à convaincre


Un sentiment mitigé m'habite après la lecture de La part de l'autre.
Le postulat de départ de ce roman est audacieux mais ma lecture a été assez laborieuse sur la longueur, malgré certains aspects fort captivants.
Une longue semaine interminable pour venir à bout de 400 pages d'un format poche... j'ai tenu le coup jusqu'au bout, uniquement par curiosité et intérêt pour le sujet.
Je m'explique.

Après s'être attaqué à la vie de Jésus (et Pilate), Éric-Emmanuel Schmitt a entrepris d'étudier et de revoir le parcours d'Hitler.
Mu par une question que beaucoup d'autres ont déjà dû se poser : que se serait-il passé si le jeune orphelin autrichien n'avait pas été recalé à l'entrée de l'Académie des Beaux-Arts de Vienne ?
La face du monde en aurait-elle été changée ?
L'auteur semble en être parfaitement convaincu et son livre nous déroule donc deux histoires parallèles.
Tout le propos des deux récits est de démontrer que l'homme ne naît pas mauvais mais que ce sont les faits et les circonstances, et l'interprétation que l'homme en fait (ses choix) qui peuvent changer son destin.

Extrait de la postface p. 485 :
    "J'espère qu'on ne se méprendra pas sur mon livre. En suivant deux vies, celle d'Hitler recalé, celle d'Adolphe H. accepté aux Beaux-Arts, je ne fais pas seulement jouer une circonstance, mais aussi la libre interprétation d'une circonstance. Hitler n'est pas seulement victime de son échec, mais aussi de l'analyse de son échec. Lorsqu'il échoue à l'examen d'entrée, il n'opère pas un juste décryptage de son faux pas. Au lieu de reconnaître qu'il n'a pas assez travaillé, il conclut qu'il est un génie ignoré. Premier délire. Premier isolement. Première bouffée paranoïaque.
       Ce n'est pas seulement l'échec aux Beaux-Arts qui va le marquer, c'est tout autant son interprétation (sa négation) de l'échec."

On lit, alternativement, le récit biographique d'Hitler, celui que nous connaissons, qui après avoir abandonné ses grandes ambitions artistiques faute de réussite a trouvé à exprimer les forces qui l'habitaient d'abord dans l'armée, pendant la 1ère guerre mondiale puis dans la politique, et le récit complètement imaginé de la vie d'Adolf H., qui lui a été accepté de justesse aux Beaux-Arts et dont la trajectoire va être toute autre.
Tandis que le "vrai" Hitler a toujours eu un problème avec les femmes, refusant de s'abaisser aux plaisirs de la chair dans un souci de pureté, Adolf H., lui, affronte ses problèmes et accepte d'aller se faire soigner. Il se retrouve alors face à... Freud, qui le psychanalyse en deux temps, trois mouvements et le libère de son complexe œdipien.
Adolf est libéré, découvre l'amour et connaît alors une sexualité épanouie.
A partir de là, le personnage fictif s'éloigne complètement du personnage réel. Il épouse même une Juive, fille d'un sioniste convaincu.
Il n'est qu'humilité, altruisme et amour.
Tandis qu'Hitler, le vrai, n'a cessé de fuir la réalité et s'est enfermé dans son personnage de Führer invincible, imbu de sa personnalité, qui n'a jamais douté de la pureté de son âme, de sa supériorité.

vendredi 7 septembre 2012

"Les Combustibles", un gentil feu de paille...



Déjà presque vingt ans pour ce petit opus de la très productive Amélie Nothomb.
Son troisième livre paru.
J'ai adoré les romans autobiographiques de notre écrivaine belge préférée, donc je n'en dirai pas trop de mal mais pour l'autre partie de son œuvre... je trouve du bon et du nettement moins bon.

Les Combustibles fait partie de ce nettement moins bon.
Malgré la couverture poche très incandescente, qui nous promet une lecture passionnée, je n'ai jamais été embarquée par ces quelques quatre-vingt-dix pages.
À sa décharge, le récit n'est qu'une suite de dialogues. Il est formaté comme une pièce de théâtre et lire du théâtre est assez rébarbatif  pour moi.

mercredi 5 septembre 2012

Mon enfant sait déjà lire avant d'entrer au CP, est-ce courant ?

Encore une question, un peu plus existentielle, que je me pose, puisque mon fils, âgé de 5 ans et demi est dans ce cas.


Dès le mois de juin dernier, nous avons remarqué qu'il savait pratiquement lire.
Cela faisait déjà plusieurs semaines que nous voyions qu'il avait des facilités pour déchiffrer les mots dans les livres. D'ailleurs, son institutrice nous en avait déjà fait la remarque.
- "Je suis obligée de lui dire de se taire car il donne tout le temps les réponses avant les autres !" m'a-t-elle dit en rigolant (oh, le petit chenapan !).
Je tiens tout de suite à préciser qu'il a appris tout seul et que nous n'avons jamais, le Monsieur de la maison et moi-même, été interventionnistes dans son apprentissage.

Durant tout l'été, il a passé une bonne partie de son temps, le nez plongé dans les bouquins, comme sa grande sœur. Et pas seulement pour regarder les images.
Non, non, il lit vraiment.
Et comme il lit de préférence à haute voix, nous n'avons aucun doute sur ce que nous entendons.
Ce n'est pas du par cœur, des mots retenus "globalement".
Oui, il déchiffre vraiment, syllabe après syllabe.
Il lit des petites histoires dans ses magazines et, important, il comprend ce qu'il lit.

Question que je me pose maintenant : ne va-t-il pas s'ennuyer un peu en CP ?
D'autant plus qu'au niveau de l'arythmétique, il maîtrise déjà les petites additions simples sur lesquelles sa grande sœur s'est trituré le cerveau l'année dernière.


lundi 3 septembre 2012

"Les lieux infidèles", un polar psychologique qui vous tient et ne vous lâche pas !


Ça y est, j'ai enfin trouvé un polar qui ne m'a pas ennuyée une seule seconde !
Les lieux infidèles de Tana French, une auteure américaine née en 1973, qui a passé son enfance entre les États-Unis, l'Irlande, l'Italie et le Malawi.
Elle est installée en Irlande depuis 1990 et vit à Dublin, lieu où se déroule l'intrigue de ce polar.

Francis Mackey (dit Frank), un flic appartenant à la brigade des opérations secrètes, retourne sur les lieux de son enfance, la rue de Faithful Place dans un quartier pauvre de la capitale.
Nous sommes en 2007 et il vient d'apprendre que l'on a retrouvé la valise de sa petite amie, Rosie, avec qui il avait projeté de partir vivre en Angleterre, 22 ans plus tôt.
Or, la nuit où ils avaient prévu de s'enfuir, celle-ci n'est jamais venue au rendez-vous. Frank l'a attendue longtemps au coin de la rue.
Pensant qu'elle était finalement partie sans lui, il a décidé lui aussi de s'en aller, tout seul, de son côté.
Oh, pas très loin, pas jusqu'en Angleterre mais juste quitter cette rue et surtout, cette maison, son père, violent et alcoolique, et sa mère aigrie, une femme dure et sans amour.
Frank n'a jamais revu Rosie et personne d'autre non plus. Tous la pensaient quelque-part en Angleterre, ou peut-être même en Amérique, heureuse.
Or, la réapparition de sa valise va raviver tous les souvenirs enfouis et être le début de toute une série de questions et d'investigations.

C'est le point de départ de l'histoire qui se déroule presque entièrement dans ce quartier.