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vendredi 30 mars 2012

"Rêves de garçons", brève d'une déception...

Généralement, je choisis plutôt bien les livres que je lis, ceux qui sauront me plaire.
Cependant, il m'arrive régulièrement de faire une mauvaise pioche.
Rêves de garçons de Laura Kasischke en fait partie.

"Halte aux résumés (en partie) mensongers", j'ai envie de dire !

Cela faisait un petit moment que je croisais le nom de cette auteure sur des blogs. Dernièrement, c'est Chrys qui m'a donné envie de m'y intéresser. Anne-Laure T, elle aussi, est une grande fan.

Je conviens tout à fait que la dame a une belle écriture, fluide et son récit se lit très agréablement. Elle semble également assez douée pour "décortiquer la société américaine, ses innombrables travers et hypocrisies" (je cite Anne-Laure). Elle est même comparée à Joyce Carol Oates.
Je ne prétends pas être une spécialiste de JCO. Je n'ai lu que 2 de ses livres : un que je n'ai pas aimé et l'autre que j'ai adoré, et par rapport à celui que je n'ai pas aimé, je comprends la comparaison (critique mordante de la société) mais de là à parler de "descendance assurée" (cf quatrième de couverture) ... On se calme !

mercredi 28 mars 2012

Femmes et fille en Iran (découvrir Goli Taraghi)

Me promenant entre les rayonnages de ma nouvelle médiathèque, mon regard a immédiatement été attiré par cette couverture...



A la lecture de la quatrième de couverture, j'ai été séduite par le sujet : 3 portraits de femmes, des domestiques au service de la famille de l'auteure, pendant la Révolution islamique en Iran.
J'ai évidemment repensé à Persepolis de Marjane Satrapi, qui m'avait permis d'aborder cette période historique de l'Iran et ses répercutions sur la société.
J'ai tout de suite eu envie de lire ce livre, espérant retrouver cette même ambiance

Et je n'ai pas été déçue. La même manière façon de raconter la société iranienne par le biais de petites histoires personnelles, d'anecdotes. Le tout, comme chez Marjane, pimenté de touches d'humour.
"Un ton très particulier,  ironique et désabusé" a écrit Timour Muhidine dans Le Monde diplomatique de février 2005.

vendredi 23 mars 2012

Lire Delphine et Voir Lucile...

C'est d'abord une couverture qui captive...


Puis un texte qui nous happe.

Delphine de Vigan retrace ici l'histoire de sa mère, Lucile, dont on sait dès le départ qu'elle vient de se suicider. Elle raconte son enfance émaillée de drames au sein d'une grande fratrie, sa vie de jeune femme et de jeune mère, très vite atteinte de trouble bipolaire (elle semble devenir folle) pour lequel elle sera traitée durant toute sa vie (dont 10 années de camisole chimique), et de jeune grand-mère ayant eu la force de se reconstruire mentalement et de se reconvertir professionnellement.
Pour ce faire, elle a effectué un gros travail de recherche dans la mémoire familiale, basé sur les multiples interviews des frères et soeurs de sa mère, sur des écrits (lettres, journaux intimes) et sur des archives vidéos. Son but étant de rendre compte le plus objectivement possible de la vie de sa mère.

"Malraux disait que la vocation essentielle de l’écrivain est de rendre compte.  C’est ce que vous dites avoir voulu faire de la vie de Lucile. Peut-on être comptable d’une vie ?
J’aime beaucoup cette idée, et je crois qu’elle est valable pour tous mes livres, même si je pense que c’est une forme d’illusion. Je ne crois pas qu’on rende compte d’une vie au sens comptable, méticuleux, ou objectif du terme. Mais j’ai sans doute espéré rendrecompte dela vie de ma mère, au sens le plus subjectif et pictural du terme. C’est une interprétation, une reconstitution fabriquée à partir de mes propres motifs, à partir de la couleur de mes propres souvenirs, auxquels j’ai tenté d’ajouter d’autres motifs, d’autres couleurs qui venaient des autres, et de ma mère elle-même, notamment à travers ce qu’elle avait écrit." (source : chroniques littéraires de la rentrée).
Je n'en dirai pas plus sur le contenu de ce livre et je vous invite à lire la critique de Bulles d'infos que je trouve parfaite.

mercredi 21 mars 2012

Petites polémiques sur l'apprentissage de lecture mais... Naissance d'une grande lectrice !

Presque 7 mois que ma fille est entrée au CP et ça y est, EUREKA, je peux enfin dire qu'elle lit (ou presque) !
Oui, hier, elle était toute fière de ramener son premier petit livre à la maison, prêté par la maîtresse.

Pas besoin de l'appeler pendant 10 minutes, comme quand il s'agit de se mettre à faire ses devoirs - à part quand je tends la carotte du "si tu veux regarder les dessins animés, tu fais les devoirs avant". 
Non, pensez-vous, cette fois-ci, à peine terminé de goûter, elle s'est installée sur le canapé, le nez dans le bouquin, et elle s'est mise à le lire tranquillement.

La photo, je l'ai prise le lendemain, pour illustrer ce article que m'a inspiré ma fille après coup
Non, non, non, je ne pense pas automatiquement "article de blog" dès que
je vois ou vis un truc fou ! ;-)

Oui, tranquillement car, - encore une surprise - elle lisait dans sa tête !
Grande nouveauté là aussi !
Habituellement, elle fonctionne en mode lecture à haute voix, conditionnée par les séances de devoirs, et j'avais l'impression qu'elle ne connaissait pas la lecture silencieuse.

Et bien je me fourvoyais. Ce n'est pas une, ni deux, ni trois, mais six petites pages qu'elle venait de s'enquiller toute seule dans son coin !

Oh la la ! La claque que je me suis prise !
Enfin, le moment du CP que j'attendais !

J'ai été épatée, je ne vous le cache pas.
Elle qui jusqu'à présent n'avait jamais manifesté l'envie de lire un livre toute seule. 
Tu m'étonnes, une maman qui le fait à ta place, c'est tellement pratique !

lundi 19 mars 2012

Triplé BD !

Après avoir redécouvert l'univers des BD grâce à Persepolis de Marjane Satrapi, j'ai eu envie de continuer mon exploration du roman graphique.


"Un roman graphique est un roman en image, une bande dessinée très développée, intimiste, comportant un plus grand nombre de pages que la BD classique et permettant à l'auteur de transmettre une histoire plus mature que le genre habituel.
Il fait plus "sérieux" face à la littérature !
Ce genre apparaît dans la BD francophone à la fin des années 1970 avec des formats inhabituels, des couvertures souples [c'est le cas des 3 volumes que je vous présente], des dessins en noir et blanc" (source).

Une explication qui est plutôt vraie bien qu'un peu dévalorisante pour la BD classique.

Ce qui me séduit dans ces romans graphiques, à part la littéralité de l'ouvrage, c'est l'absence de codes. On peut oublier les bulles, ou les cadres pour laisser "sortir" les dessins, ce n'est pas important.

mercredi 14 mars 2012

J'fais des trous, des p'tits trous, encore des p'tits trous...

Après des mois et des mois à manier uniquement le crochet, certes pour mon plus grand plaisir, j'ai craqué de désir devant ce modèle à tricoter de Bergère de France...


dimanche 11 mars 2012

Deux conversations...


J'ai enfin pris le temps d'aller découvrir la nouvelle médiathèque de ma ville, Le Trente.
Une structure cubique flambant neuve, gainée d'une résille de béton, assez belle, mais comme j'ai toujours tendance à voir ce qui ne va pas, je n'ai pas pu m'empêcher de déplorer la maigreur des rayonnages de la thématique "roman" et même celle des albums jeunesse.
Face à une telle débauche architecturale, je m'attendais à me retrouver face à plusieurs dizaines de mètres linéaires de livres. Il faut croire que le budget des acquisitions littéraires n'a pas encore été augmenté proportionnellement aux nouvelles capacités de stockage - à moins que ce soit moi qui aie la folie des grandeurs.
En attendant, avec les enfants, nous avons tout de même apprécié d'avoir de l'espace (fauteuil et tables) pour nous installer tranquillement pour bouquiner.
Comme il en faut pour tout le monde, les amateurs de musique et de danse apprécieront les nouvelles salles de cette construction qui fait également office de conservatoire dédié à ces arts.

Mention Très bien à la plaquette en papier glacé qui en jette !


J'ai jeté mon dévolu sur un roman de Claudie Gallay, Dans l'or du temps, et un autre d'Alice Ferney, La conversation amoureuse, deux conversations, deux rencontres...

"S'obliger" à lire deux livres en trois semaines, la durée du prêt, n'est pas forcément chose aisée, d'autant plus que c'est tomber pour moi à une période de surcroît de travail. C'est un aspect que je redoutais dans le fait de choisir ses livres en bibliothèque plutôt que de les acheter.
Je l'ai fait, mais je pense que si prochaine fois il y a, je me contenterai d'un seul ouvrage. Si on commence à me mettre de la pression pour de la lecture, il y a du souci à se faire !

mardi 6 mars 2012

Malheureuse au jeu...


Oui, je suis malheureuse au Uno (entre autres jeux).
Je prends des +2 et des +4 à la pelle !

dimanche 4 mars 2012

Bande de requins !


Mon fils est un artiste. Ça se confirme de jour en jour ! - Arggg... modestie qui m'étouffe...

vendredi 2 mars 2012

"L'Adversaire" raisonne en moi

Continuant ma découverte de l'œuvre d'Emmanuel Carrère, j'ai lu dernièrement le récit qu'il a fait de sa fascination pour l'histoire hallucinante de Jean-Claude Romand.

Cet homme a fait croire à tout le monde, famille comprise, pendant plusieurs années, qu'il était un médecin réputé, chercheur à l'OMS, alors qu'il n'a jamais été diplômé. A bout de ressources financières, il s'est mis à escroquer ses proches, en leur faisant miroiter des placements juteux en Suisse. Acculé, au bout de quelques années, il a fini par tuer sa femme, ses enfants et ses parents plutôt que d'avoir à avouer la vérité.



Pas la peine de vous dire que j'ai aimé ce livre, vous commencez à connaître mon amour pour Emmanuel Carrère. Je ne me lasse pas de son style, clair et sincère et des mots recherchés et extrêmement bien choisis qu'il emploie.
Il n'est pas étonnant qu'un de ses ouvrages, celui-ci en l'occurrence, ait fini par être donné à l'étude pour le bac de Français.