jeudi 16 février 2012

Les librairies sont en voie de disparition, c'est un peu à cause de moi

En effet, comment faire pour me procurer des livres dans ma petite ville de province ?

Je pense tout d'abord à la bibliothèque, la meilleure façon d'avoir accès à toute une ressource littéraire pour zéro frais, si ce n'est  une cotisation annuelle.
En théorie, c'est l'idéal. D'autant plus que ma bonne ville s'est dotée d'une médiathèque flambante neuve depuis le début de l'année.
Seulement, je n'ai pas encore eu l'occasion d'y aller car elle est située carrément à l'autre bout de ma ville, ce qui implique de devoir prendre la voiture pour s'y rendre.
Les transports en commun ? N'y pense pas, le réseau est tout petit et à moins d'avoir envie de perdre 2 heures aller-retour le temps d'avoir des correspondances, c'est no-way.
Alors oui, il y a bien la bibliothèque de quartier, pas très loin de chez moi à pied, où j'emmène régulièrement mes enfants mais son rayon "romans adultes" est ridiculement pauvre. Allez, il doit y avoir un petit millier de livres à tout casser, dont j'ai déjà fait le tour - je ne les ai pas tous lus, je vous rassure, mais j'ai vu ceux qui étaient susceptibles de m'intéresser. Les enfants y trouvent leur compte, c'est déjà bien, je ne me plains pas.

Une fois écartée la possibilité de pouvoir emprunter des livres régulièrement, il ne me reste plus qu'à les acheter. Ce qui n'est pas pour me déplaire puisque j'aime bien "posséder" les livres. J'aime les sentir tout le temps près de moi, à portée de main, prêts à être relus si l'envie m'en prenait.

chez moi, point d'étagères ou de rayonnages de bibliothèque (pas de poussière au moins !)
mais un placard dans mon meuble de salon
qui sera bientôt plein à craquer

Acheter des livres si on en a les moyens, c'est bien pour l'industrie du livre.
Certes, mais comment fait-on quand on n'a pas de librairie dans sa rue, ou même dans son quartier - allez, je veux bien marcher un peu ?
Je pourrais pousser l'effort d'aller dans les deux ou trois librairies du centre-ville mais cela implique de prendre ma voiture - toujours ce réseau de bus sous-développé - et de trouver une place payante où me garer. 
Je pourrais aussi m'y rendre à pied, oui c'est faisable, il suffit juste d'avoir au moins 2h de libres pour faire le trajet aller-retour et se garder un peu de temps pour flâner entre les rayons. Si je suis toute seule, ça peut encore aller, mais si je dois me "traîner" - oups, pardon, pas politiquement correct - mes deux gosses avec moi, ça devient tout de suite opération commando.

Alors comment fais-je ? Je vous le demande ?
Je commande donc la quasi totalité de mes livres sur AmaBIP. Oh mon dieu, un gros mot, bouchez-vous les oreilles les enfants !
Je plaisante à peine quand je vous dis que c'est un gros mot. Je connais des personnes qui sont bien plus courageuses que moi, qui font l'effort de faire des kilomètres en voiture pour trouver une bonne librairie et pour qui acheter des livres chez AmaBIP ou autres grands revendeurs sur internet s'apparente à un crime organisé contre la profession de libraire.
Face à ces personnes, tu te sens limite un gros caca écervelé qui remplit les bourses des plus grands sans réfléchir.

Je les comprends, j'ai un cerveau, même si je réfléchis souvent en premier avec mon porte-monnaie. Et je ne suis pas sans cœur. J'aime les livres depuis ma plus tendre enfance. Ils me prenaient tout mon temps libre et occupaient toute ma tête. La maison de la presse qui était située dans la petite ville à côté du village de mes parents était mon antre adorée. Je rêvais d'y travailler plus grande.

Mais voilà, on ne peut pas dire que j'ai vraiment le choix.
Comme toute le monde, je cours après le temps et mon argent, et faire des frais supplémentaires, en plus que ce que me coûte déjà ma consommation de livres - je vous rappelle que chez AmaBIP la livraison est gratuite et je n'ai pas honte de dire que c'est ce qui me pousse à acheter chez eux - je ne l'envisage pas pour l'instant.

Ma pile à lire du moment :
elle comporte deux pavés que je n'ai pas encore eu le courage d'entamer...
Le choix de Sophie et La poursuite du bonheur

Sans compter le fait que chez AmaBIP, je trouve tous les livres possibles et imaginables qui me font envie, ce qui n'est pas le cas à la bibliothèque - les nouveautés sont prises d'assaut, faut réserver, super pratique - ou chez le libraire - là, ce sont les anciens titres qui peuvent faire défaut, alors faut commander.

Alors oui, je choisis presque tout le temps la facilité, sans bouger de chez moi, mais...
je rêverais d'avoir une librairie dans ma rue... même en payant les livres 5 % de plus - une différence assez minime -, je n'hésiterais pas à passer du temps entre ses rayonnages.
Pouvoir tenir le livre en main, le feuilleter avant de l'acheter, et pouvoir de suite l'emmener avec soi, ça compte.
Pouvoir échanger de vive voix avec une personne qui a des avis sur ce qu'elle vend, qui peut donc vous conseiller intelligemment ou avec qui vous pouvez discuter d'une lecture commune, ça compte aussi pour moi, qui me sens un peu seule à la maison avec mes livres. Mon cher et tendre est un lecteur très éclairé de L'Equipe et de France football, forcément, ça limite nos échanges sur le sujet lecture. ;-)

Et chez vous, comment ça se passe ?
C'est Sauvons les libraires à tout prix ou L'essentiel, c'est de lire ! 
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