dimanche 6 octobre 2019

Août 61... Qu'est-ce que ça vous évoque ?

C'est la question que je me suis posée quand les éditions Albin Michel m'ont contactée en septembre afin de me proposer la lecture du nouveau roman de Sarah Cohen-Scali.
Bien sûr, il suffit de lire la quatrième de couverture pour avoir la réponse mais de prime abord, août 1961 n'est pas une date historique qui parle au commun des mortels.


Et c'est tout l'enjeu de ce roman : nous faire redécouvrir, ou découvrir, une période de l'histoire européenne qui n'est pas des plus médiatiques. Août 61, c'est la construction du mur de Berlin, brutale et violente. En une nuit, des barbelés sont installés sur la ligne de démarcation. Le mur "en dur" suivra très vite. Par le biais d'une histoire d'amour au long cours et d'une intrigue romanesque, Sarah Cohen Scali nous fait revivre cette période très froide de l'Allemagne et offre aux jeunes lecteurs à qui elle s'adresse (ce livre est conseillé à partir de 15 ans) et dont elle aura su susciter la curiosité intellectuelle, une porte d'entrée sur l'Histoire, avec un grand H.

Alors il n'y a pas que ça dans le roman et la première grosse moitié du livre balaie une période qui démarre en 1945 mais tout concourt pour nous mener à Berlin, en août 1961...

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vendredi 12 septembre 2014

Doublé jeunesse : gagnant... "Wonder" de R.J. Palacio !


Voici deux romans jeunesse qui ont connu un fort succès dernièrement.
Les deux me faisaient de l'œil mais comme toujours, j'hésite un peu à me lancer dans ces lectures qui ne sont "plus de mon âge", en théorie.
Je ne prenais pas trop de risques à priori cette fois-ci, vu le plébiscite recueilli par ces deux livres.
J'ai lu Nos étoiles contraires en premier, Wonder deux ou trois semaines après. J'ai aimé le premier, sans plus. Le second m'a carrément emballée !
À ma grande surprise pourtant puisqu'il s'adresse à un public plus "enfant" que le roman de John Green qui est lui destiné à des adolescents.
Le style de Wonder est donc plus simple mais j'ai trouvé cette histoire complètement passionnante.
Ce bouquin est un modèle de tolérance. Tolérance envers les personnes différentes.

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mercredi 23 avril 2014

"Le bizarre incident du chien pendant la nuit", un roman jeunesse sur la différence à mettre entre toutes les mains


Un roman qui m'a au départ fait penser à Extrêmement fort et incroyablement près de Jonathan Safran Foer que j'ai lu il y a 2 ans (clic)...
Dans les deux cas, l'histoire d'un enfant différent, hypersensible et surdoué, qui mène une quête...
Dans les deux cas, une mise en page qui sort de l'ordinaire...
Dans les deux cas, un titre intriguant, à rallonge...

Christopher a 15 ans et est atteint d'une forme d'autisme (je le suppose, ce n'est pas écrit dans le livre). Il vit seul avec son père, depuis la disparition de sa mère deux ans plus tôt, dans la petite ville de Swindon en Angleterre. Il est une sorte de génie en mathématiques et est aussi très doué en sciences physiques. Il aime la logique. Il fréquente une école pour enfants différents et mis à part ses allers retours en ce lieu, il ne sort quasiment pas de chez lui car il a peur de l'inconnu. Peur des autres également. Il ne supporte pas les contacts physiques et peut réagir violemment si quelqu'un le touche. Souvent, pour se rassurer, il fait des listes. Ou bien il résout des équations dans sa tête.

Une nuit, il découvre Wellington, le chien de la voisine, mort, une fourche plantée dans le ventre.
Christopher, à la manière d'un détective, décide de mener l'enquête - s'opposant à son père qui lui interdit formellement de se mêler de ce qui ne le regarde pas - pour découvrir qui a tué le chien et d'écrire un livre pour le raconter. C'est ce livre que nous lisons.
Une enquête qui va l'amener à bouleverser l'équilibre fragile de son univers, à sortir de chez lui, à se confronter à la vie extérieure. Il va se surpasser et affronter certaines épreuves pour lui (comme prendre un train, le métro), aidé par son esprit logique et pratique.
Au bout de sa quête, des vérités qu'il ne soupçonnait pas...

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vendredi 24 mai 2013

La captivante "Terrienne" de Mourlevat


Il était temps que je découvre ce Jean-Claude Mourlevat dont mon amie bibliothécaire bénévole, quelques parts dans les monts de la Loire, me conte grand bien à chaque fois que je la vois !
Un gars du coin en plus !

Sur ses conseils, j'ai donc emprunté Terrienne... une lecture typée "ado", le truc qui me fait reculer instinctivement, tant j'ai peur à chaque fois de ne pas y trouver mon compte. Un sujet, qui plus est, fantastique... vraiment tout ce qu'il faut pour ne pas m'emballer d'office.
Comme je me méfie de plus en plus de mes satanés préjugés, j'ai donc écouté cette amie et je ne l'ai pas regretté.


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lundi 13 mai 2013

"Notre sens de l'humour, ils ne peuvent pas nous le prendre, n'est-ce pas ?"


En marge de la Seconde guerre mondiale, les déportations des peuples baltes par les Russes au début des années 40 est un sujet moins "médiatique" que le génocide opéré par les nazis. On ne parle évidemment pas ici d'extermination planifiée massivement mais le nombre de morts au final, sous le règne de Staline, est éloquent.

La Lituanie, ce petit pays balte, coincé entre le géant soviétique à l'est et l'Allemagne expansionniste d'Hitler, tout comme l'Estonie et la Lettonie, a été envahie par la Russie en 1939, en vertu des accords secrets du pacte de non-agression germano-soviétique qui prévoyait le partage des États tampons situés entre ces deux puissances.
Il ne faisait alors pas bon clamer haut et fort, et même plus discrètement, son opposition à cette présence.
Les Russes dressent des listes de personnes considérées comme étant des éléments antisoviétiques socialement dangereux et nuisibles. "Les médecins et les avocats, les professeurs et les écrivains, les musiciens, les artistes et même les bibliothécaires, les soldats de carrière et les hommes d'affaires étaient tous considérés d'office comme antisoviétiques et furent ajoutés à la liste toujours plus longue des victimes d'un projet d'extermination massive" (extrait des notes de l'auteur p. 417). Les intellectuels, au sens large, ainsi que des hauts fonctionnaires et des militaires ont été emprisonnés, exécutés, puis déportés en Sibérie à partir de 1941.
Ceux qui n'ont pas vu la menace venir et qui n'ont pas pu fuir à l'étranger sont alors raflés par le NKVD en juin de cette année, quelques jours avant que l'Allemagne, en violation du pacte signé en 1939, envahisse à son tour la Lituanie...

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lundi 22 avril 2013

"Max", la leçon d'histoire de Sarah Cohen-Scali


Ahhhh... plus d'une fois j'ai été attirée par cette couverture rouge, intrigante et provocante, à force de la voir sur différents blogs !
Le contexte historique, que l'on devine tout de suite, m'attirait aussi mais le fait que ce soit un roman classé jeunesse a un peu refroidi mes ardeurs.
Je me suis tout de même décidée, poussée par l'envie d'en savoir plus sur l'inquiétant programme "Lebensborn"...

Max est né le 20 avril 1936, jour de l'anniversaire d'Hitler, dans un foyer d'un nouveau genre, à Steinhöring en Bavière, destiné à accueillir les nouveaux-nés du programme Lebensborn initié par Himmler. Des femmes sélectionnées pour leur physique sont priées de s'accoupler avec des officiers nazis, toutes et tous considérés comme étant de purs et dignes représentants de la race aryenne, afin de donner naissance à des enfants du futur. Une jeunesse destinée à l'adoption, pour peupler non seulement l'Allemagne mais aussi les territoires occupés, une fois la question juive réglée. Les foyers/maternités du Lebensborn sont donc, en quelque sorte, le pendant des camps de concentration.

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mardi 2 avril 2013

"Le garçon en pyjama rayé", de l'autre côté de la barrière...


Une fable qui raconte Auschwitz à travers les yeux d'un petit garçon allemand, innocent et naïf, à qui l'on cache l'horreur et la vraie nature du camp de concentration.
Un livre qui permet d'aborder ce sujet avec les plus jeunes, à partir de 12 ans.

Bruno, 9 ans, est heureux dans la grande maison familiale de Berlin, de 5 étages.
Du jour au lendemain, il doit faire ses bagages et partir vivre dans une autre maison, à "Hoche-Vite", avec sa mère, sa sœur Gretel  et son père, à qui le "Fourreur" a donné un nouveau travail.
Sa nouvelle maison ne lui plaît pas du tout. Elle n'est pas aussi grande, semble posée au milieu de rien.
De la fenêtre de sa nouvelle chambre, il découvre pourtant d'autres gens, tous habillés en pyjama rayé, qui vivent de l'autre côté d'une barrière.

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vendredi 3 août 2012

Entre Dieu et moi, c'est fini



Celui-là, on me l'a offert, je ne pouvais pas refuser de le lire !
"On", ce sont les éditons Babel et leur opération "ce livre vous est offert pour l'achat de deux babel".
J'ai donc reçu ce petit roman de la Suédoise Katarina Mazetti, une auteure que j'ai déjà découverte, comme pas mal d'entre nous, avec Le mec de la tombe d'à côté.
J'ai également lu Les larmes de Tarzan, pas mal non plus, mais je comptais m'arrêter là. C'est sympa comme littérature mais j'avais l'impression d'en avoir fait le tour avec ces deux ouvrages.

Mais un livre offert, ça ne se refuse pas (je l'ai déjà dit) et je l'ai donc dévoré en une journée. J'ai par là-même rétabli ma moyenne après la lecture interminable de Muse... ;-)

Encore une histoire avec des ados, comme Le voyage de Lou, comme L'ardoise magique.
Sur l'échelle de l'intérêt que j'ai pour un livre, je situe celui de Mazetti entre ces deux-là.
Beaucoup plus intéressant que celui de Valérie Tong Cuong qui m'avait grandement déçue mais pas aussi profond que celui de M. J. Hyland.

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