Après nous avoir surpris avec
sa petite cote 400, Sophie Divry réalise avec
La condition pavillonnaire un nouvel exercice de style, plus long et impeccablement mené du début jusqu'à la fin.
Rédigeant son roman à la deuxième personne du singulier (très surprenant !), elle retrace la vie d'une femme, de sa jeunesse à sa mort.
M.-A., née dans les années 50, jeune fille et jeune femme idéaliste, qui rêve d'aventure et de grands sentiments, quitte sa province pour aller faire des études de commerce à Lyon. C'est dans cette ville qu'elle rencontre son futur mari, François. Ensemble, ils s'installent ensuite vers Chambéry, se marient, travaillent, achètent une maison... un pavillon à la campagne, font des enfants.
Etc, etc... Tout ce qui peut faire une vie et la "condition" d'une femme.
M.-A. a semble-t-il la vie dont elle rêvait mais les années passant, l'insatisfaction et un certain ennui la gagnent. Alors elle se cherche des occupations mais se lasse vite, veille à ce que le planning de sa semaine soit toujours rempli pour meubler les vides...