Elle m'a donné envie de le lire, et c'est ce que j'ai fait.
Je savais que j'allais l'aimer, puisque j'avais déjà été bouleversée par
D'autres vies que la mienne d'Emmanuel Carrère, où il est également question de la mort et d'enfants.
Je n'ai pas été déçue par mes attentes.
Anne-Marie Revol, journaliste à France 2, et Luc son mari ont confié leurs deux petites filles, Pénélope et Paloma aux parents de celle-ci, tandis qu'ils profitaient d'une semaine en amoureux en Grèce. A leur retour, le matin où Anne-Marie devait prendre le train pour aller récupérer ses petites beautés, un coup de téléphone d'un médecin de l'hôpital leur apprend que toutes deux sont décédées dans l'incendie qui a ravagé leur chambre chez leurs grands-parents.
Ce livre renferme toutes les lettres qu'Anne-Marie a écrites au jour le jour à ses filles (les textes en italique qui viennent plus bas dans mon post en sont des extraits), une façon de continuer à les faire exister. Elle leur raconte ses journées sans elles, le manque incommensurable mais aussi toutes ces petites lueurs qui sont autant de signes que la vie, malgré tout, doit continuer, et continue.
Certaines personnes ne pourront pas lire ce genre de récit, trop douloureux. Comment ne pas s'identifier à cette mère qui perd tout ce qu'elle a de plus cher au monde du jour au lendemain, quand on est soi-même maman ?
C'est impossible, bien sûr.