lundi 23 mai 2011

Inishowen

Un titre étrange, à première vue, mais si on sait que l'auteur est l'irlandais Joseph O'Connor, on en saisit tout de suite l'origine et on se doute alors qu'il nous emmène une nouvelle fois sur ses terres.
J'avais tellement été séduite il y a quelques temps par la lecture de A l'irlandaise, pour l'histoire, pour les personnages qui sont tout sauf transparents, que j'avais hâte de découvrir le roman suivant.
Je n'ai pas été déçue.




Voici un extrait de la quatrième de couverture :
"Elle habite New-York, vient d'apprendre qu'elle a un cancer et décide sans prévenir les siens de s'en retourner en Europe, dans l'Ile Verte où elle est née. Lui est flic à Dublin, un peu [beaucoup je dirais] abîmé par la vie et par le whiskey, fatigué surtout de se battre contre la mafia locale, qui a résolu, il le sait, de lui faire la peau.
Ces deux êtres poussés à bout vont se rencontrer par hasard, prendront la fuite ensemble et iront trouver refuge au nord de l'Irlande, dans les parages d'Inishowen, un lieu de beauté et de paix..."

Contrairement à ce que pourrait laisser penser ce résumé, un peu trompeur en ce sens, les histoires de mafia locale irlandaise sont plus évoquées qu'autre chose (ouf, tant mieux, parce que je n'en suis pas friante) et la part belle est bien faite à l'histoire personnelle des deux héros, ainsi qu'à l'histoire sentimentale naissante entre eux.
J'ai aimé cette histoire, assez simple finalement, mais tellement bien écrite. Quant aux personnages, ils sont évidemment la force de ce livre. Des caractères bien dessinés et même les protagonistes secondaires sont croustillants. Car oui, même si les thèmes abordés ne sont pas forcément réjouissants, on sourit souvent au fil des pages, face à certaines attitudes ou états d'âmes des personnages. 
Ce livre est vraiment un très beau travail d'auteur.

J'ai donc pris mon temps pour le savourer. Malgré l'envie de le dévorer, de ne pas le lâcher, de l'ouvrir à la moindre occasion, j'ai fait durer le plaisir, en le dégustant petit à petit. Le découpage en petits chapitres facilitant la lecture fragmentée.
Il y a beaucoup de pages et "c'est écrit petit dis donc" (réflexion de mon Jardinier, limite complètement admiratif, wahou t'es trop forte de lire ça), mais pas si petit que ça en réalité. S'il y avait eu encore plus de pages et si les lettres avaient été encore plus petites, ça ne m'aurait pas posé de problème !

Conclusion : un écrivain à découvrir sans hésitation si vous ne le connaissez pas encore.

Ma déception du moment a été causée par la lecture de Le liseur, de Bernhard Schlink. Déception, car j'étais enthousiasmée par cette histoire d'amour un peu hors du commun, entre un tout jeune homme et une femme mûre, dans le contexte de l'Allemagne nazie, et le roman m'est apparu complètement plat - justement tout l'inverse d'Inishowen -, une relation des faits sans que les sentiments amoureux et autres explosent alors qu'il y avait vraiment de quoi avec un tel sujet. Mais peut-être n'ai-je pas su lire entre lignes.
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2 commentaires:

  1. Merci pour ce partage...Bonne journée...

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  2. Je le note dans ma To read list, merci pour la suggestion !

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