vendredi 31 mai 2013

Peut-être une histoire d'amour... pas convaincante


C'est l'idée de départ qui m'a attirée dans ce roman.
Un homme découvre sur son répondeur le message d'une femme. Elle lui annonce qu'elle le quitte. Le hic, c'est qu'il ne la connaît pas du tout.

Cet homme, c'est Virgile, un trentenaire parisien, qui travaille dans une agence de pub. Célibataire, hypocondriaque, sarcastique et fantaisiste, il vit dans un immeuble de passe. Jusqu'à présent, ses relations amoureuses tragi-comiques ont toutes tournées court. Cette énigmatique Clara, la femme du répondeur, semble en être une de plus.
Pourquoi Virgile ne se souvient-il pas d'elle ? Il ne s'agit pas d'un canular, il est en sûr.


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mercredi 29 mai 2013

'Happy' literie... Happy Céline !


Oui, la nouvelle mini folie Happy to see you a déclenché en moi de folichettes (et oh, il y a bien choupinet dans le dico maintenant) envies de couture et de crochet !
J'attends que les petits tutos pour mini habits fleurissent sur la blogosphère pour pouvoir vêtir ses demoiselles lilliputiennes. Je ne me précipite pas... d'ici à ce que je change encore de marotte... ;-)

Par contre, le tuto pour crocheter un couffin à la dimension de ces demoiselles était déjà là depuis quelques semaines, sur le blog de Mimosette (clic). Je m'y suis donc attaquée dès avant de recevoir mes nouvelles filles. Les aminekos n'avaient pas l'intention d'être les oubliés de l'histoire !

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lundi 27 mai 2013

Je vais tout te dire ma Syngué sabour !


Atiq Rahimi, écrivain franco-afghan, signe là un petit roman très original, au titre intriguant.

Un huis-clos, dans la chambre d'une maison, sous les bombes et les balles perdues d'une guerre fratricide, en Afghanistan... à la base, tous les ingrédients pour me séduire sont là.

Une femme veille son mari, un héros de guerre bien mal en point. Victime d'une balle dans la nuque, il est miraculeusement toujours en vie. Alité sur un matelas à même le sol, il ne bouge plus, ne parle plus, n'a aucune autre réaction que sa respiration. La femme l'alimente avec un misérable goutte-à-goutte rempli d'eau sucrée.
Ses journées sont rythmées par le souffle de son homme et le chapelet qu'elle égrène inlassablement, en implorant les divers noms d'Allah, sur les conseils du mollah, espérant le faire ainsi sortir de son coma.
Elle sort de la pièce, de temps en temps, pour aller à la cuisine, ou autre, et à la fin de la journée elle quitte même la maison pour rejoindre ses deux enfants qu'elle est allée mettre à l'abri chez sa tante.
Le lecteur, quant à lui, ne quitte jamais la chambre.

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vendredi 24 mai 2013

La captivante "Terrienne" de Mourlevat


Il était temps que je découvre ce Jean-Claude Mourlevat dont mon amie bibliothécaire bénévole, quelques parts dans les monts de la Loire, me conte grand bien à chaque fois que je la vois !
Un gars du coin en plus !

Sur ses conseils, j'ai donc emprunté Terrienne... une lecture typée "ado", le truc qui me fait reculer instinctivement, tant j'ai peur à chaque fois de ne pas y trouver mon compte. Un sujet, qui plus est, fantastique... vraiment tout ce qu'il faut pour ne pas m'emballer d'office.
Comme je me méfie de plus en plus de mes satanés préjugés, j'ai donc écouté cette amie et je ne l'ai pas regretté.


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mercredi 22 mai 2013

Ma famille "Happy" s'est agrandie...


Pour mon plus grand bonheur, j'ai accueilli dernièrement à la maison de (et même deux) nouvelles filles !
De poche celles-ci !

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mardi 21 mai 2013

Doublé Leslie Plée !


À l'heure où tout le monde (enfin, beaucoup de monde) parle de la BD écrite par son chat Michel (Vivre vieux et gros), j'ai préféré découvrir les précédentes œuvres commises par Leslie Plée.
Je me suis donc procurée Moi vivant, vous n'aurez jamais de pauses et L'effet Kiss pas cool.
Je les ai lues dans l'ordre, bien que ce ne soit pas nécessairement indispensable, mais vu que c'est autobiographique, autant se mettre dans les pas de l'auteure dès le début.


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vendredi 17 mai 2013

"La guerre des vanités", une enquête haletante à Tournon


Dans la même veine que Des visages écrasés, La guerre des vanités de Marin Ledun, qui a été publié avant, est un roman policier mené tambour battant.
Aucun temps mort dans cette enquête policière, doublée d'une chronique sociale, au cours de laquelle on suit les lieutenants Korvine et Revel, presque heure par heure, durant 4 jours.
Le suspense est brillamment soutenu tout au long de l'histoire, l'auteur maîtrisant parfaitement l'essentiel des codes du bon polar. Je pense notamment à sa manière de nous laisser à chaque fin de chapitre sur une question en suspens, qui nous pousse inexorablement-immédiatement-tout-de-suite à tourner la page suivante ! On n'est pas prêt d'aller se coucher !
Et puis l'intrigue est dense, les personnages sont tout le temps en mouvement et on a la nette impression de suivre une équipe de police, qui serait filmée minute par minute, caméra au poing.
Pour couronner le tout, Marin Ledun écrit bien.

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lundi 13 mai 2013

"Notre sens de l'humour, ils ne peuvent pas nous le prendre, n'est-ce pas ?"


En marge de la Seconde guerre mondiale, les déportations des peuples baltes par les Russes au début des années 40 est un sujet moins "médiatique" que le génocide opéré par les nazis. On ne parle évidemment pas ici d'extermination planifiée massivement mais le nombre de morts au final, sous le règne de Staline, est éloquent.

La Lituanie, ce petit pays balte, coincé entre le géant soviétique à l'est et l'Allemagne expansionniste d'Hitler, tout comme l'Estonie et la Lettonie, a été envahie par la Russie en 1939, en vertu des accords secrets du pacte de non-agression germano-soviétique qui prévoyait le partage des États tampons situés entre ces deux puissances.
Il ne faisait alors pas bon clamer haut et fort, et même plus discrètement, son opposition à cette présence.
Les Russes dressent des listes de personnes considérées comme étant des éléments antisoviétiques socialement dangereux et nuisibles. "Les médecins et les avocats, les professeurs et les écrivains, les musiciens, les artistes et même les bibliothécaires, les soldats de carrière et les hommes d'affaires étaient tous considérés d'office comme antisoviétiques et furent ajoutés à la liste toujours plus longue des victimes d'un projet d'extermination massive" (extrait des notes de l'auteur p. 417). Les intellectuels, au sens large, ainsi que des hauts fonctionnaires et des militaires ont été emprisonnés, exécutés, puis déportés en Sibérie à partir de 1941.
Ceux qui n'ont pas vu la menace venir et qui n'ont pas pu fuir à l'étranger sont alors raflés par le NKVD en juin de cette année, quelques jours avant que l'Allemagne, en violation du pacte signé en 1939, envahisse à son tour la Lituanie...

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vendredi 10 mai 2013

Le bleu est une couleur chaude en BD mais aussi au cinéma !

J'ai découvert cette bande dessinée qui traite de l'homosexualité féminine, sur fond d'histoire d'amour initiatique, sur le blog de My little discoveries (clic).
Par la même occasion, j'ai appris que l'ouvrage a été adapté au cinéma par Abdellatif  Kechiche (sortie prévue en octobre) sous le titre de La vie d'Adèle. Le réalisateur montera  prochainement les marches de Cannes avec ce nouveau film qui est en compétition dans la sélection officielle (projection le jeudi 23 mai).
Vivement le Festival qu'on en sache un peu plus car pour l'instant, à part une possible affiche (officielle ? cf photo ci-dessous) et deux photos, la surprise est bien préservée !
En attendant, plongeons-nous dans l'œuvre originale de la jeune Julie Maroh...

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lundi 6 mai 2013

"Une simple chute", un roman noir de Michèle Lesbre


Un homme, le narrateur de cette histoire, prend le train pour se rendre à Velmont "surveiller la lente agonie d'une maison de famille".
À peine installé dans le wagon, une femme, ni jeune ni belle mais avec des yeux magnifiques, qui se fait appeler Lila, s'assied à côté de lui, s'excusant de le déranger tout en s'imposant. Elle a besoin de parler. Quand elle interroge le narrateur sur sa destination, il s'avère qu'elle semble connaître les lieux elle aussi et plus précisément, le café de la place.
Une longue confession commence alors... Lila raconte comment elle a atterri à Velmont et comment sa vie a basculé en une journée.
Une révélation de son mari, son brusque départ en voiture, rouler, rouler... et tomber en panne aux abords de Velmont. Elle trouve refuge dans le café du coin et, sans qu'elle le sache encore, c'est le début d'une nouvelle vie pour elle.

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vendredi 3 mai 2013

"Des louves", un roman décousu de Fabienne Jacob


Voici un roman que je n'ai pas vraiment compris... qui m'a déstabilisée parce que je m'attendais certainement à autre chose.
J'ai admiré, oui, beaucoup admiré la qualité de l'écriture, très évocatrice, très sensible, même sensuelle, et j'ai attendu. Attendu tout le long (et il est court, dommage) qu'il se passe quelque-chose.
Mais rien.
Enfin, si. Des souvenirs surtout.
La narratrice, Adèle, dans une sorte de longue confession, commence à nous expliquer qu'elle a un don, acquis pendant l'enfance. Celui de pouvoir deviner le corps des gens, et donc leur intimité même, rien qu'en les regardant. Peu de personnes lui sont illisibles. Simon, son amant, fait partie des exceptions, et c'est bien cela qui attire Adèle.

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jeudi 2 mai 2013

Passer le gué, avec Jean-Philippe Blondel


Jean-Philippe Blondel est un auteur que j'ai découvert il y a peu.
Je vous ai parlé dernièrement de This is not a love song et vous l'ai même chaudement recommandé.
Figurez-vous que je viens de terminer le roman qu'il a écrit juste avant, Passage du gué, et que c'est avec le même enthousiasme que je vais vous le conseiller !

Je ne vous voudrais pas m'avancer et tirer des conclusions sur les sujets favoris de l'auteur, en ayant lu juste deux (trois si je compte le roman jeunesse) de ses écrits, mais dans Passage du gué, j'ai retrouvé dès le début des similitudes de thèmes.
Un homme qui revient dans sa région d'enfance, qui retrouve, apparemment, d'anciennes connaissances, et la quatrième de couverture qui nous laisse entendre qu'il est question de deux ou trois histoires d'amour...
J'ai eu donc un peu peur au départ de lire deux fois de suite le même livre, mais non. Les ressemblances s'arrêtent là car l'histoire de fond est vraiment différente. Et elle est ici aussi très belle et très touchante.

Comment en dire suffisamment, pour vous donner envie, sans rien vous dévoiler ? Essayons...

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