vendredi 12 septembre 2014

Doublé jeunesse : gagnant... "Wonder" de R.J. Palacio !


Voici deux romans jeunesse qui ont connu un fort succès dernièrement.
Les deux me faisaient de l'œil mais comme toujours, j'hésite un peu à me lancer dans ces lectures qui ne sont "plus de mon âge", en théorie.
Je ne prenais pas trop de risques à priori cette fois-ci, vu le plébiscite recueilli par ces deux livres.
J'ai lu Nos étoiles contraires en premier, Wonder deux ou trois semaines après. J'ai aimé le premier, sans plus. Le second m'a carrément emballée !
À ma grande surprise pourtant puisqu'il s'adresse à un public plus "enfant" que le roman de John Green qui est lui destiné à des adolescents.
Le style de Wonder est donc plus simple mais j'ai trouvé cette histoire complètement passionnante.
Ce bouquin est un modèle de tolérance. Tolérance envers les personnes différentes.

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vendredi 5 septembre 2014

"La lettre qui allait changer le destin d'Harold Fry"... Une histoire originale et touchante !


Harold Fry, la soixantaine, récemment retraité, reçoit un matin une lettre.
Queenie, une ancienne collègue de travail, dont il n'a plus eu de nouvelles depuis vingt ans, lui annonce qu'elle est en train de mourir d'un cancer.
C'est le choc pour Harold. Il est bouleversé.
Il se dépêche de lui écrire un petit mot en retour et sort rapidement de chez lui pour aller le poster. Il a compris que le temps presse. Il sait qu'il est redevable envers Queenie, qu'il ne l'a jamais remerciée pour quelque chose que le lecteur apprendra par la suite.
Ses pieds le portent jusqu'à la boîte aux lettres, il hésite, ne poste pas sa lettre. Il continue de marcher...


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vendredi 29 août 2014

Le dîner cinglant d'Herman Koch


Ce roman est dérangeant.
Dérangeant car l'ambiguïté de l'âme humaine s'y révèle petit à petit. Insidieusement.

Quatrième de couverture :
"Deux frères se donnent rendez-vous avec leur épouse dans un restaurant branché d'Amsterdam. Hors-d'œuvre : le maître d'hôtel s'affaire. Plat principal : on parle de tout, des films à l'affiche, des vacances. Dessert : piques et banalités. On évite soigneusement le véritable enjeu de ce dîner à huis clos : leurs fils respectifs ont commis un acte d'une violence inouïe. Jusqu'au couperet de l'addition..."


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vendredi 22 août 2014

Alors voilà, les 1001 vies des Urgences...


Pour maintenir en vie une patiente en stade terminal afin de laisser le temps à son fils qui est d'arriver, un interne aux Urgences lui raconte les histoires de boulot qui font son quotidien, celui de ses collègues et celui de leurs patients. Il lui fait le récit de la vie de ceux qui sont couchés et de ceux qui les relèvent.

Extrait p. 15 :
  "Je n'ai pas grand-chose dans la vie, mais j'ai des histoires. Je rencontre des gens couchés ou en fauteuil roulant, des existences qui interrogent mon humanité. Je ne suis pas égoïste : ces questions, je les partage avec d'autres patients. Je tricote entre elles des destinées humaines."

Baptiste Beaulieu, l'auteur de ce roman, 27 ans, est également interne aux Urgences. "Se nourrissant de situations bien réelles, vécues par lui ou par ses collègues, chirurgiens ou aides-soignants, Baptiste Beaulieu passe l'hôpital au scanner. Il peint avec légèreté et humour les chefs autoritaires, les infirmières au grand cœur, les internes gaffeurs, les consultations qui s'enchaînent, les incroyables rencontres avec les patients..."

Extrait p. 35 :
   "Qu'est-ce qu'être interne à l'hôpital ? C'est briser plusieurs années de tabous. Les selles, les urines, la sexualité, la perte des interdits fondamentaux. Personne ne nous prépare à cela, personne ne nous prévient que, au contact de nos frères ici-bas, il y a ce fait essentiel qui est de toucher le corps, de le regarder nu, sans fard, dans la vieillesse et dans la maladie.
    L'interne est jeune. C'est un homme ou une femme. Il/elle va à l'hôpital.
    Là-bas, il/elle voit.
    L'homme voit des sexes de femmes. La femme voit des sexes d'hommes.
    Vous savez quoi ?
    On met des tubes et des doigts dedans."

L'histoire de ce roman a en quelque sorte commencé sur un blog, Alors voilà (clic), fin 2012, sur lequel Baptiste Beaulieu partage ce qu'il appelle des tranches de vies hospitalières. Pour réconcilier soignés et soignants, pour dédramatiser l'hôpital, pour mettre en avant l'importance du soin, du relationnel dans la guérison et/ou l'acceptation de la maladie, il narre des histoires qu'il a vécues ou qui lui ont été rapportées.
Dans son livre, il a en quelque sorte lié le tout en y incorporant une trame de fond (l'histoire de la patiente qui attend la venue de son fils).
Extrait p. 81 :
   "On apprend des patients. Leurs expériences anciennes sont très souvent nos douleurs actuelles.
    Il y a une erreur, un biais initial qui fausse nos relations. Vous croyez que nous sommes là pour vous. Pour certains, c'est vrai. Pour beaucoup, c'est faux. Nous vous traitons, vous nous guérissez."
Extrait p. 208 :
   "Notre métier est avant tout une succession d'échanges enrichissants. Nous rencontrons des gens. Des corps malades, bien sûr. Mais des personnes. J'essaie chaque soir de faire l'inventaire des gens qui m'ont touché."

Mon ressenti... Humainement, très intéressant tout cela... Impossible de dire le contraire. De plus, c'est souvent drôle et même les cas dramatiques sont présentés avec une fatalité optimiste. Et Baptiste Beaulieu écrit très bien. C'est un scientifique doté d'une belle plume qui a l'art des belles phrases. Son récit regorge de plusieurs réflexions très percutantes sur son métier.
Littérairement parlant, cela fait un peu catalogue à la longue. À la limite de la répétition. J'avoue avoir été un peu lassée au bout d'un moment.
Néanmoins, impossible de dire plus de "mal" de ce roman tant l'objectif humain de l'auteur est louable.


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jeudi 14 août 2014

"Les carnets de Douglas", un très joli conte pour les grands !


"Il était une fois deux pères, deux mères, un enfant et un arbre"...

Oui, Il était une fois, comme dans un conte... Exactement cela... Un conte pour adultes, que l'on situe dans les années 60 et après, dans une province canadienne, avec un début et une véritable fin, une histoire dans laquelle on suit plusieurs personnages, parallèlement ou successivement. Une histoire que l'on aurait envie de lire à voix haute à quelqu'un pour la partager.

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vendredi 8 août 2014

"La condition pavillonnaire" de Sophie Divry, un exercice de style parfaitement maîtrisé



Après nous avoir surpris avec sa petite cote 400, Sophie Divry réalise avec La condition pavillonnaire un nouvel exercice de style, plus long et impeccablement mené du début jusqu'à la fin.
Rédigeant son roman à la deuxième personne du singulier (très surprenant !), elle retrace la vie d'une femme, de sa jeunesse à sa mort.
M.-A., née dans les années 50, jeune fille et jeune femme idéaliste, qui rêve d'aventure et de grands sentiments, quitte sa province pour aller faire des études de commerce à Lyon. C'est dans cette ville qu'elle rencontre son futur mari, François. Ensemble, ils s'installent ensuite vers Chambéry, se marient, travaillent,  achètent une maison... un pavillon à la campagne, font des enfants.
Etc, etc... Tout ce qui peut faire une vie et la "condition" d'une femme.
M.-A. a semble-t-il la vie dont elle rêvait mais les années passant, l'insatisfaction et un certain ennui la gagnent. Alors elle se cherche des occupations mais se lasse vite, veille à ce que le planning de sa semaine soit toujours rempli pour meubler les vides...
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vendredi 1 août 2014

"Le jeu des ombres" de Louise Erdrich (déception...)


Petite déception...
À la lecture du résumé au dos de la couverture, je me suis dit "Chouette, le sujet est original, je sens que ça va me plaire !"
Irene, l'épouse de Gil, un peintre célèbre, découvre que ce dernier lit son journal intime. Elle décide alors de tenir un carnet parallèle, bien caché dans un coffre à la banque, dans lequel elle raconte la vérité vraie (voui, voui, voui), tandis qu'elle continue à écrire dans l'autre carnet des propos dont elle sait pertinemment qu'ils seront lus par Gil.
Une manipulation psychologique est annoncée...


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vendredi 25 juillet 2014

"L'Arabe du futur", dans la veine de "Persepolis"...


Riad Sattouf, auteur de bande dessinée et réalisateur, narre dans ce premier tome d'une trilogie sa petite enfance, entre Lybie, France et Syrie.
Né en France en 1978, d'une mère bretonne et d'un papa syrien venu étudier en France, il parle beaucoup de son père, enseignant universitaire, que sa famille suit  à l'étranger au gré de ses différents postes.
Il admire Kadhafi et Hafez Al-Assad, est "pour le panarabisme", "obsédé par l'éducation des Arabes", seul moyen de sortir de l'obscurantisme religieux. Son fils doit donc devenir un arabe moderne et éduqué, un Arabe du futur.
L'ouvrage est très riche en anecdotes, en description des us et coutumes des pays arabes.
Il y a de quoi regarder et de quoi lire et j'aime ça.


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vendredi 18 juillet 2014

"J'ai rencontré quelqu'un", assurément un roman pas comme les autres


Un livre que j'ai hésité à acheter, pas très convaincue par la présentation de l'éditeur.
L'histoire d'un homme qui s'appelle Jean Toulemonde (Mon dieu, qu'est-ce donc que ce nom loufoque...), père de famille et employé modèle, et qui a un gros problème : il n'est pas drôle, ne rit jamais et c'est en train de le tuer.
Jusqu'au jour où il rencontre quelqu'un...

Une présentation bien sommaire et qui ne laisse en rien présager de la densité de l'histoire.
On est dans la fantaisie, oui, mais pas dans la loufoquerie.
On est surtout en présence d'"un roman pas comme les autres", comme le souligne l'éditeur et pour une fois, je suis entièrement d'accord. C'est exactement ce que j'ai ressenti dès que j'ai commencé cette lecture et ce pour quoi j'ai accroché dès le début.


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