vendredi 5 octobre 2012

Premiers romans pour enfants (et, au passage, à bas la bibliothèque rose de maintenant !)


Oui, j'avoue que je me suis fait un petit plaisir.
J'ai flâné au rayon littérature jeunesse d'une grande surface du livre, cherchant vaguement des petits romans susceptibles d'intéresser ma grande de 7 ans.
J'ai moi-même de supers souvenirs de mes premières lectures, mes années bibliothèque rose, mais franchement, je suis déçue de ce qu'elle est devenue.


La bibliothèque rose, maintenant, c'est bonjour les clichés : le site de l'éditeur différencie le rose comme la collection de l'humour et de l'émotion, tandis que le vert est celle de l'action et de l'aventure (clic).
Concrètement, quand on détaille le contenu des deux collections, sur le site ou tout simplement sur le rayonnage d'une librairie, on se rend bien vite compte que le rose, c'est tous les sujets qui intéressent les petites filles et le vert, ceux qui plaisent aux garçons.
Alors qu'à mon époque ancestrale, le rose, me semble-t-il, c'était pour les jeunes lecteurs, et le vert, pour ceux plus aguerris.
Il y a donc eu, comme qui dirait, quelques changements...
et au niveau du catalogue, c'est du grand n'importe-quoi ! (presque que des bouquins dérivés des séries télés (cf ce que l'on appelle les novellisations)
Alors bien sûr, ça attire ma fille, pas de doute, mais moi, je ne peux pas me résoudre à lui acheter un nouveau titre bourré de princesses dégoulinantes de guimauve, de Winx, de PopPixies ou de Petshop, tous ces héros aux gros yeux d'extra-terrestres.
Au secours. Pitié !
À la télé, de temps en temps, je veux bien, mais dans les livres, non.

Bref, zieutant à gauche et à droite, sur les présentoirs, mon regard a été accroché par deux couvertures aux illustrations atypiques dans ce rayon jeunesse.
Très stylisées.
Une collection pour les enfants qui commencent à maîtriser la lecture, entre les premiers romans et les romans jeunesse.

Une grosse typographie, et des illustrations noir et blanc à chaque page (ou toutes les deux pages pour être plus précise).
C'est un peu au-dessus du niveau actuel de lecture de ma fille (qui débute son CE1).
Je pense qu'elle est encore plus attirée par les dessins en couleur. Normal.
Moi-même, enfant, bien que déjà grande dévoreuse de livres, j'étais super sensible aux illustrations et une envie de livre était souvent déclenchée par les belles images plus que l'histoire en elle-même.
Et j'ai mis du temps à évoluer.
Même plus grande, j'ai déploré pendant quelques années le fait que les illustrations se raréfiaient de plus en plus dans les romans pour la jeunesse et les ados, pour arriver à zéro dessins dans les livres pour les grands.
Je ne comprenais pas pourquoi les adultes n'avaient plus droit à des images.
Oui, les illustrations me manquaient, et m'ont manqué pendant longtemps !

Le Superfuret est à la portée de ma fille mais le À bas les bisous m'a semblé encore trop complexe.
C'est l'histoire d'un garçon de 9 ans qui a décidé que les bisous, c'était fini pour lui. C'est mouillé et c'est ridicule à son âge !
Rien ne pourra le faire changer d'avis... à moins que... l'arrivée de Pascal, un nouveau à l'école, calme et silencieux, qui se met à pleurer régulièrement, va peut-être changer la donne.
Pas mal de phrases au conditionnel, et des descriptions de jeux "intergalactiques" de cour de récré, entre garçons, dès le début du bouquin,qui ont certainement semblé assez énigmatiques pour ma fille.
Et à la fin, je n'ai pas trouvé réaliste le petit garçon qui vient faire une bise à son copain, dans la cour de l'école, pour lui transmettre un peu d'amour... Enfin, bon, je chipote, comme d'habitude, et un enfant ne s'arrêtera certainement pas à ce détail.

Ces deux romans sont là, à la maison, et je ne doute pas qu'un jour, dans un an ou deux, ils trouveront des lecteurs attentifs.


Si vous avez des conseils lecture de premiers romans, pour jeunes lecteurs, niveau CE1, n'hésitez pas à m'en faire part, je suis preneuse !
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