mardi 25 février 2014

"Un vent de cendres", le nouveau roman angoissant (?) de Sandrine Collette


Chouette, chouette, le nouveau Sandrine Collette !
Nouveau, oui, mais seulement deuxième roman.
Elle avait frappé fort et placé la barre très haute avec ses Nœuds d'acier, que j'avais déjà eu la chance de recevoir grâce à babelio.

Couvertures similaires, titres similaires, on ne change pas une équipe qui gagne comme on dit.
Et alors ???
Est-ce aussi bien ? Mieux ??? Moins bien... ?
J'avais été dithyrambique sur Les nœuds d'acier (clic) et à juste raison.
Je n'ai malheureusement pas retrouvé dans ce nouveau roman la même finesse et complexité chez les personnages, le même suspense littéralement glaçant.
Je dirais même qu'en comparaison, dans ce Vent de cendres, il ne se passe pas grand-chose. C'est nettement moins dense psychologiquement et "polarement" parlant.

Le résumé de l'éditeur :
Des années plus tôt, un accident l'a défiguré. Depuis, il vit reclus dans sa grande maison. Jusqu'au jour où surgit Camille...

   Malo a un mauvais pressentiment. Depuis leur arrivée au domaine de Vaux pour faire les vendanges, Octave, le maître des lieux, regarde sa sœur Camille d'un œil insistant. Le jeune homme voudrait quitter l'endroit au plus vite, partir loin de cette angoisse qui ne le lâche plus.
   Camille trouve ses inquiétudes ridicules, mais Malo n'en démord pas. L'étrange fascination d'Octave pour Camille, pour ses cheveux d'un blond presque blanc, le met mal à l'aise. Camille, elle, oscille entre attirance et répulsion envers cet homme autrefois séduisant, au visage lacéré par une vieille blessure.
   Ils se disputent et, le troisième jour, Malo n'est plus là. Personne ne semble s'en soucier, hormis Camille qui veut retrouver son frère à tout prix.
   Mais leur reste-t-il une chance de sortir vivants de ce domaine, ou le piège est-il déjà refermé ?

Je suis peut-être un peu dure mais autant je peux allègrement qualifier le premier "d'époustouflant" autant le deuxième est juste "pas mal".
Il vaut cependant la lecture, je ne dis pas le contraire. L'écriture est toujours aussi agréable, simple mais bien imagée. Tout ce que j'aime de ce côté-là.
Un bon point pour la description, vers le début, de l'attraction entre Camille et Octave, façon la Belle et la Bête, lors de la visite des caves, de la page 86 à 88. Un passage que j'ai adoré.
Mais niveau suspense et angoisse, on fait un peu du surplace.

Je reconnais avoir été surprise (enfin !) par une révélation vers la fin. Il était temps.

Je conviens que si je n'avais pas lu le premier roman de l'auteure, j'aurais certainement eu un meilleur ressenti sur celui-ci. J'avais tellement envie d'être de nouveau terrifiée...


Merci à babelio et à l'éditeur Denoël pour l'envoi de ce livre.

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