jeudi 26 août 2010

Hou les z'amoureux !


A l'âge de 9, 10 ans, j'ai été "traumatisée" par un garçon qui était amoureux de moi en colo.
Ah non, ne riez pas !
Il m'a presque gâché mon séjour !
Je ne sais pas ce qu'il me trouvait, mais c'était moi, et rien que moi.

Du matin jusqu'au soir, il passait son temps à me courir après pour m'embrasser.
Et moi... horreur, malheur ! je passais le mien à fuir devant ses ardeurs !

Il ne me lâchait pas d'une semelle, pendant les balades, pendant les jeux, s'arrangeant toujours pour se trouver le plus près de moi.
Non pas qu'il était vilain, c'était un petit blondinet, du genre petit bout-en-train, mais je crois que j'étais légèrement effrayée devant tant de détermination. Je n'avais encore jamais été l'objet - et jamais plus par la suite, soyons honnête - d'une telle cours effrénée !
J'avais beau essayer de me plaindre auprès des monos, parce que sans blague, c'était pas une vie pour une fillette qui ne demandait qu'à jouer tranquillement avec ses copines que ce petit manège faisait bien rigoler (oui, j'ai eu droit à Hou la menteuse de Dorothée), mais ça n'arrangeait pas mes affaires puisqu'ils en profitaient eux-aussi pour se marrer !

Au bout de quelques jours, voyant qu'il n'était pas encore arrivé à ses fins, il a choisi une numéro 2 et une numéro 3 (déjà des numéros...), m'accordant ainsi un peu de répit.
Trop contente j'étais ! Je pensais en avoir bientôt fini avec lui, étant persuadée qu'il allait se rendre compte que les suivantes étaient quand même bien plus jolies que moi.
Raté. Il insistait bien sur le fait que j'étais toujours la numéro 1 !
Trop d'honneur...

Le pire, mais le pire qu'il m'ait fait... je vous le raconte, parce que c'est trop drôle quand j'y repense.
Le soir, avant de dormir, on allait évidemment faire un tour aux toilettes. Et donc un soir, alors que j'allais faire le queue devant les portes des WC, sur qui je tombe, qui allait faire son pissou lui aussi ?
Mon n'amoureux, trop malchanceuse que je suis...
Le p'tit malin... jamais à court d'idée, s'est posté en position barrage devant moi.
- "Si tu veux que je te laisse passer, tu dois m'embrasser sur la bouche !"

Mais oui, c'était ça ! Que n'y ai-je point penser avant ! 
Je suis sûre qu'il se serait transformé en crapaud et j'aurais enfin eu la paix !

Arrrrrrg.... Beurk, même pas dans tes rêves !
J'ai eu beau le supplier s'il-te-plaît que j'avais trop enviiiiie, il est resté campé sur sa position.
Je suis donc retournée dans mon dortoir en me disant que super... il allait falloir que je me relève après l'extinction des feux.

Comme j'ai été soulagée que la colo se termine !
Et pour vous dire à quel point j'ai été "traumatisée"... de retour à la maison, plusieurs jours après, je me souviens très clairement que je faisais des rêves avec ce garçon qui avait réussi à me retrouver chez mes parents.
L'enfer ne finit-il donc jamaiiiiiiis !

Je ne sais pas si c'était son but, mais on peut dire que ce garçon m'a marquée à vie !
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