jeudi 12 août 2010

Revenir à ses premières amours...

Cet été, j'ai renoué avec le plaisir et surtout l'envie de lire, perdue depuis de nombreuses années.



Du plus loin que je me souvienne, j'ai toujours dévoré les livres étant enfant. La petite bibliothèque (un meuble) de mon école primaire de campagne n'avait plus de secret pour moi. J'avais lu tous les ouvrages de la bibliothèque rose et verte, susceptibles d'intéresser une petite fille.


J'ai conservé cet appétit de lire pendant toutes mes années collège. Il ne se passait pas un jour sans que je lise. Et dès qu'un ouvrage était refermé, il fallait que j'en ouvre un nouveau. Heureusement que mes parents nous emmenaient régulièrement à la bibliothèque du CE de l'entreprise de mon père, parce qu'évidemment, je les aurais ruinés s'ils avaient dû acheter tous les livres qui me sont passés entre les mains.
C'était simple avec moi.
Vous vouliez me faire plaisir à Noël ou pour mon anniversaire : un livre. Je n'avais aucune autre envie.
Quand mes parents m'envoyaient en colonie de vacances tous les étés, il ne fallait surtout pas, grand dieu non, que je parte sans une provision de livres. Trop peur de m'ennuyer (je vous rassure, c'était rarement le cas) et c'était aussi une manière de me rassurer d'avoir près de moi des objets chers à mon coeur.
C'était "jamais sans mon livre", où que j'aille.
Un moment, je rêvais même de travailler dans une librairie, ou une bibliothèque. 

Une accalmie dans cette boulimie de lecture est venue en classe de 1ère, par la force des choses. Je me souviens alors avoir dû consacrer beaucoup plus de temps pour faire mes devoirs le soir (purée, ces exos de maths et de physique !), et du coup, j'avais beaucoup moins de temps pour me distraire.

Une fois à la fac, la rupture s'est bel et bien installée. Bien sûr, je lisais toujours pour mes études, mais c'était uniquement des ouvrages d'histoire. Vous me direz, j'avais choisi de faire de l'histoire, je devais donc bien aimer un peu ça ! Certes, mais toutes les périodes ne me passionnaient pas, de loin, et j'ai dû me farcir une bonne quantité de livres "obligatoires". J'avais donc envie de faire autre chose de mon temps libre que de lire juste pour le plaisir.
Pfff... je ne sais même pas si j'ai ouvert un roman pendant cette période !

Après, la vie a fait que j'avais d'autres "centres d'intérêt" que la lecture.
Au cours de ces dernières années, je ne crois pas mentir si je dis que j'ai dû lire, en moyenne, un maximum (et grand maximum) de 3 livres par année. J'ai honte de moi quand j'y pense...
Pas envie, pas le temps, trop occupée par ma vie, les enfants, le tricot, etc.

Mais ces dernières semaines... Cet été a fait que j'ai passé moins de temps à la maison, moins de temps devant l'ordinateur, moins de temps avec mon crochet.
Tous les jours, j'emmène les enfants jouer dehors, dans notre cour, ou dans un parc voisin, et je m'installe, avec un roman. Les enfants sont grands - du moins, plus grands que l'année dernière ! - et jouent très bien tous seuls. Je les surveille du coin de l'oeil, histoire qu'ils restent dans le périmètre de sécurité, et de l'autre (oeil), j'enquille les pages de mon livre.
C'est ainsi que je suis enfin venue à bout du pavé de Katherine Pancol et je me suis dépêchée de faire un stock de victuailles intellectuelles, afin de ne pas tomber en rade.
Je me surprends même à lire certaines soirs, quand rien ne m'intéresse à la télé, plutôt que de crocheter.

Je pense que je suis sur le bon chemin.
Pourquoi cette envie de lire qui revient précisément maintenant ?
Je ne sais pas . Toutes ces années de vacuité littéraire, je me disais régulièrement que ce n'était pas grave de ne plus lire, que j'aurais bien le temps quand je serais à la retraite. Ne riez pas, c'était vraiment ce que je pensais.
Par contre, une chose dont je suis sure : plus on lit, plus on a envie de lire. Je l'avais oublié ces dernières années mais j'en suis profondément persuadée.

Après avoir terminé Les écureuils... de Katherine Pancol, j'ai dévoré rapidement (mais ils sont petits !) Noir dehors et Providence de Valérie Tong Cuong, des histoires chorales (j'affectionne particulièrement ce genre, en littérature tout comme au cinéma) et je viens de commencer La vie d'une autre de Frédérique Deghelt. 
Avec ce livre, je retrouve la sensation haletante qui nous prend quand on n'arrive pas à lâcher l'histoire. Il est déjà minuit, je sais qu'il faudrait que j'aille me coucher car les enfants ne vont pas faire la grasse matinée jusqu'à 10 h du matin (même si 8h30, c'est déjà bien !) mais je ne peux pas. Allez, encore un petit chapitre ! Et il est déjà minuit vingt. Bon ben encore un autre pour aller jusqu'à une heure et après j'arrête ! Soyons raisonnable. Faisons durer le plaisir et gardons des pages pour le lendemain.

Je me suis donc fait un petit stock de best-sellers. Et oui, comme ces derniers mois, et même ces dernières années, je ne me suis pas tenue très au fait de l'actualité littéraire, j'ai fait les meilleures ventes de la Fnac et d'Amazon !

Alors si vous avez un super livre à me conseiller, si vous deviez n'en retenir qu'un parmi tous ceux que vous avez lus récemment, allez-y, des titres, des titres, des titres !
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