lundi 19 mars 2012

Triplé BD !

Après avoir redécouvert l'univers des BD grâce à Persepolis de Marjane Satrapi, j'ai eu envie de continuer mon exploration du roman graphique.


"Un roman graphique est un roman en image, une bande dessinée très développée, intimiste, comportant un plus grand nombre de pages que la BD classique et permettant à l'auteur de transmettre une histoire plus mature que le genre habituel.
Il fait plus "sérieux" face à la littérature !
Ce genre apparaît dans la BD francophone à la fin des années 1970 avec des formats inhabituels, des couvertures souples [c'est le cas des 3 volumes que je vous présente], des dessins en noir et blanc" (source).

Une explication qui est plutôt vraie bien qu'un peu dévalorisante pour la BD classique.

Ce qui me séduit dans ces romans graphiques, à part la littéralité de l'ouvrage, c'est l'absence de codes. On peut oublier les bulles, ou les cadres pour laisser "sortir" les dessins, ce n'est pas important.


  • La Parenthèse d'Élodie Durand est une histoire autobiographique. L'auteure nous livre son vécu face à la maladie d'épilepsie qui l'a frappée étant plus jeune. 


L'histoire est très personnelle et le thème est très particulier. Il séduit, ou pas. Personnellement, je n'ai pas été subjuguée par cet ouvrage.
J'ai néanmoins été sensible aux dessins, aux traits crayonnés.
Et La Parenthèse a tout de même obtenu le prix de la meilleure bande dessinée francophone au Festival d'Angoulême 2011. 


  • Poulet aux prunes de Marjane Satrapi a été une excellente surprise.
J'avoue qu'au départ, je n'étais pas emballée par le sujet (un musicien qui perd goût à la vie après que son instrument fétiche ait été cassé et qui décide de se laisser mourir, bof), bien qu'emballée d'office par les personnages dessinés de Marjane Satrapi.
Ahhh... Marjane... lisez Persepolis, bon sang ! Qu'attendez-vous ???


Et  quels personnages ! Ils sont tout sauf fades !
Tout au long de l'histoire, j'ai eu plaisir à découvrir un style similaire à Persepolis, un récit fourmillant d'anecdotes.
Et la fin nous offre une nouvelle vision inattendue, qui m'a joliment surprise.
J'ai été enchantée !


  • Le premier tome de la série Rosalie Blum, 1- Une impression de déjà-vu, de Camille Jourdy qui en compte trois, m'a conquise.

Magnifique couverture que l'on regarde inlassablement !

Plus que l'histoire en elle-même, qui évolue assez lentement (Vincent, un coiffeur, qui vit quasiment avec sa mère - personnage haute en couleurs - rencontre par hasard une certaine Rosalie Blum, qui lui rappelle vaguement quelque-chose et se met alors à la suivre de partout), ce sont les images qui nous comblent ici. Il faut prendre le temps de tout regarder dans ce roman graphique, même la couverture est à observer attentivement. Très attentivement, hi, hi, hi !
Contrairement aux deux BD précédentes, cette histoire est très colorée et et je me suis régalée des petits détails dans tous les coins !
Et la mère du "héros" est vraiment gratinée ! Elle joue encore avec des poupées qu'elle fait parler avec des dialogues de son cru, directement inspirés par ses fantasmes !




Inutile de vous dire que j'ai déjà commandé les 2 tomes suivants !
Et je ne veux rien vous dévoiler mais le peu que j'en ai déjà lu me confirme qu'il faut vraiment faire attention à tous les détails ! Je n'en dirai pas plus. Je ne voudrais pas vous gâcher un futur plaisir. Motus.

PS : ma fille me pique mes Rosalie Blum. Elle ne les lit pas encore mais passe un temps fou à regarder tous les dessins. J'sais pas, ça lui rappelle peut-être un peu Tom-Tom et Nana !


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Edit de 18 h 20 :
Suite au commentaire laissé par p'tite rigolotte (merci !), j'ai découvert les chroniques vidéo de Pénélope Bagieu, notamment celle de La Parenthèse... Elle vous donnera peut-être plus envie de le lire que moi !

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