vendredi 8 juin 2012

La Maison où je suis mort autrefois (mon premier polar japonais)

Ah, bonne pioche cette fois-ci dans la catégorie polar !
Je suis allée du côté de l'Asie, au Japon plus précisément.
La maison où je suis mort autrefois, de Keigo Higashino, a reçu le Prix polar international de Cognac en 2010 et son éditeur dit que cet auteur est "l'une des figures majeures du polar japonais" 



Et effectivement, j'ai bien aimé. C'est peut dire comparé à la déception que j'avais éprouvée avec mon polar africain !
J'ai lu les 250 pages du Babel noir en 2 jours, sans avoir envie de lâcher !
Pas de longueurs, pas de temps morts, du suspense et une intrigue originale.
Tous les ingrédients pour que la mayonnaise du polar rythmé et prenant puisse prendre.
Tchak, tchak, tchak, tchak ! C'est net, tout s'enchaîne implacablement, rien n'est hors du cadre.

De quoi ça parle ? Voici le résumé du dos de la couverture :
   "Sayaka Kurahashi va mal. Mariée à un homme d'affaires absent, mère d'une fillette qu'elle maltraite, elle a déjà tenté de mettre fin à ses jours. Et puis il y a cette étonnante amnésie : elle n'a aucun souvenir avant l'âge de cinq ans.
     Quand, à la mort de son père, elle reçoit une enveloppe contenant une énigmatique clef à tête de lion et un plan sommaire conduisant à une bâtisse isolée dans les montagnes, elle se dit que la maison recèle peut-être le secret de son mal-être et décide de s'y rendre, en compagnie de son [ex] petit ami. Ils découvrent une construction apparemment abandonnée, où toutes les horloges sont arrêtées à la même heure. Dans une chambre d'enfants, ils trouvent le journal intime d'un petit garçon et comprennent peu à peu que cette inquiétante demeure a été le théâtre d'événements tragiques..."
Stop, n'en disons pas plus !

Un ou deux bémols ?
C'est prenant, oui, mais point haletant. L'ambiance se veut noire et voudrait distiller un certain malaise mais elle n'y est pas arrivée pour moi. À vouloir trop glacer l'atmosphère, on peut peut-être passer à côté de l'effet escompté.
Et puis ce polar aurait tout aussi bien pu se passer en Angleterre, en Autriche ou au Guatemala, ça aurait été la même chose. J'aurais aimé être dépaysée, sentir que j'étais vraiment au Japon et pas ailleurs mais non.
Mis à part les noms et quelques tatamis, rien de plus particulier au Japon. Dommage.
Mais je chipote toujours...

C'est le deuxième ouvrage que je lis dans le cadre du challenge de Delph, le crime n'a pas de frontière, et même si j'ai passé un très bon moment avec ce japonais-là, il me reste encore beaucoup de pages à tourner avant d'arriver à coller 5 étoiles sur babelio à un polar.
J'en suis encore au stade où je me dis que les romans policiers et autres romans noirs ne sont pas ma tasse de prédilection. 

Oui, j'ai vraiment encore du mal avec ce genre littéraire mais je commence à comprendre ce qui me freine, ce qui me manque avec les polars, ou ce que je n'ai pas encore trouvé parce que je n'ai pas encore lu les bons (mis à part Comme neige, lu hors challenge, que j'ai trouvé assez savoureux) : je crois que c'est une question de style.
J'ai le sentiment que l'auteur concentre toute sa capacité d'attraction du lecteur sur l'intrigue et que le style d'écriture reste assez linéaire. Et moi, on ne m'attrape pas juste avec cela, même avec un scénario bien ficelé. Je suis un peu difficile, je sais.
Ah, je ne désespère pas de tomber un jour sur LE roman policier qui répondra à tous me désirs...


Les règles du challenge : ici
La liste des participations : ici


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