vendredi 25 juillet 2014

"L'Arabe du futur", dans la veine de "Persepolis"...


Riad Sattouf, auteur de bande dessinée et réalisateur, narre dans ce premier tome d'une trilogie sa petite enfance, entre Lybie, France et Syrie.
Né en France en 1978, d'une mère bretonne et d'un papa syrien venu étudier en France, il parle beaucoup de son père, enseignant universitaire, que sa famille suit  à l'étranger au gré de ses différents postes.
Il admire Kadhafi et Hafez Al-Assad, est "pour le panarabisme", "obsédé par l'éducation des Arabes", seul moyen de sortir de l'obscurantisme religieux. Son fils doit donc devenir un arabe moderne et éduqué, un Arabe du futur.
L'ouvrage est très riche en anecdotes, en description des us et coutumes des pays arabes.
Il y a de quoi regarder et de quoi lire et j'aime ça.




En Syrie, la famille s'installe dans le village d'origine du papa, près de Homs. Le petit Riad fait la connaissance des femmes de la famille et de ses cousins. Il émerveille les unes et intrigue les autres avec ses longs cheveux blonds. 


Il est confronté à la dureté de ses petits camarades de jeux, qui ne se lassent pas de le provoquer physiquement et verbalement (bagarres, racisme antijuif). Il ne parle pas l'arabe, sa mère ne veut pas qu'il fréquente l'école du village, légèrement effrayée par la "méchanceté" des autres enfants, entre autre traumatisée par la vision d'une scène de jeu/mise à mort d'un chien errant par une bande de gosses (Le père : "Mais c'est des enfants ! Tous les enfants font ça ! Pfff ! Tout ça pour un chien !").

C'est un voyage cette bande dessinée.
Culturellement, et historiquement très intéressant. J'attends la suite avec impatience.
Celle où Riad, après un retour de vacances en France, va enfin aller à l'école car comme le dit son père "L'Arabe du futur, il va à l'école !".
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