jeudi 18 février 2010

Père Castor, raconte-nous une histoire...

De temps en temps, j'ai bien moi aussi flâner au rayon littérature enfantine, à la recherche de nouveaux petits livres pour mes enfants.
Je suis fréquemment attirée par les belles illustrations de certains ouvrages mais je ne cède pas trop à la tentation car je trouve que l'histoire, bien souvent, n'est pas à la hauteur. Je suis peut-être un peu difficile, certes... Il faut dire aussi que le choix est tellement vaste, ça n'aide pas !
 Alors, je me "rabats", si je puis m'exprimer ainsi, sur les valeurs sures : les albums du Père Castor. Une collection qui a traversé les décennies, et les siècles et dont les histoires enchantent toujours autant nos enfants.



Des histoires que nous avons quasiment tous lues ou entendues durant notre enfance. Roule Galette, Poule rousse, Marlaguette était mes préférées.


Réédition les mini classiques, environ 2 €, à ce prix-là, impossible de priver nos enfants !


Quel plaisir de retrouver les illustrations de mon enfance....

Dans Roule Galette, la délicieuse coquine se fait la malle de la fenêtre où on l'avait mise à refroidir et qui nargue les animaux qui croisent son chemin en leur chantant sa petite chanson, jusqu'à ce qu'elle croise le chemin du rusé renard...
Cette histoire est actuellement celle qui est la plus vendue parmi tous les albums du Père Castor. Et en ce début d'année, Flammarion a dû exploser son chiffre d'affaires, épiphanie oblige ! Mes enfants l'on écoutée en classe, et pas qu'une fois si j'en crois le nombre de fois où ils sont rentrés à la maison en me racontant qu'ils avaient entendu Roule Galette !

Mais ma préférée, c'est Marlaguette :

Une gentille petite fille qui soigne le loup qui l'avait attaquée en lui faisant un pansement sur la tête avec son mouchoir... Ça ne vous dit rien ?
Après, elle s'occupe de lui, le nourrit de thé, d'herbes et de fruits et lui interdit de manger les animaux de la forêt. Par amitié pour la petite fille, le loup accepte mais finit par dépérir à force de suivre ce régime alimentaire contre-nature.
A la fin, la petite-fille finit par comprendre que son ami le loup est très mal en point, qu'il va mourir et qu'il est très malheureux. Elle lui rend sa "liberté" et l'autorise de nouveau à pouvoir manger les petits animaux de la forêt, sauf les enfants (!).
J'aime beaucoup car le conte est étroitement mêlé à une certaine réalité humaine - on ne cache pas aux enfants que les gros animaux mangent les petits, c'est même écrit noir sur blanc.


Et quel plaisir de constater que mes enfants adorent ces petites histoires, qui sont toutes devenues de grands classiques !

Si j'avais plus de temps en ce moment, je vous aurais fait un petit topo sur les histoires du Père Castor, sur l'initiative du Paul Foucher (1898-1967), libraire, dans les années 1930, féru d'idées humanistes et pionnier de l'Eduction nouvelle en littérature, qui s'est associé à l'instituteur pédagogue tchèque Frantisek Bakule pour lancer une nouvelle collection enfantine aux éditions Flammarion qui va révolution le monde de l'édition pour la jeunesse. De grands illustrateurs russes ont apporté ensuite leur contribution au succès que vont connaître les albums du Père Castor. L'édition enfantine française st devenue une référence dans le monde entier.

Pour en savoir plus, vous pouvez lire ce petit article racontant l'aventure franco-tchèque et russe, et aller également consulter le site de l'association des amis du Père Castor.


Ceci est ma première participation au Challenge  Je lis aussi des albums !


Enfin, dans mon cas, le challenge devrait être rebaptisé  Je lis des albums... et c'est déjà ça !
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