vendredi 3 février 2012

Garder les dents du bonheur ou pas ?



Ça fait un peu dents de lapin pour l'instant, ces deux grosses dents devant
avec les petites dents de lait qui sont toujours là à côté !

A la fin de l'année dernière, ma fille Sélène a eu droit à sa première visite chez une dentiste. Une visite de prévention buco-dentaire entièrement prise en charge par la Sécurité sociale, dans le cadre de l'opération M'T dents (Yeahhh, y sont trop fun à la sécu !), pour tous les enfants de 6 ans, 9 ans, 12 ans, 15 ans et 18 ans.
Vous n'avez rien à demander, vous recevez la feuille de prise en charge directement à domicile.

La visite s'est très bien passée et la dentiste a dit à ma fille qu'elle se brossait bien les dents.
Ça fait plaisir de l'entendre dire, parce que je peux vous assurer qu'à la maison, on est vigilent avec le brossage des dents.
Ma belle-mère est assistante dentaire et quand elle nous raconte le nombre de gamins, de l'âge de nos nôtres, qui ont déjà des caries plein la bouche, ça donne à réfléchir !
Y'a pas à dire, les enfants et les dents, faut toujours être derrière pour vérifier qu'ils n'expédient pas le brossage en 15 secondes, et qu'ils font bien bouger la brosse dans la bouche.
Oui, mes enfants sont spécialistes du brossage de dents silencieux, avec machouillage de la brosse immobile !

Bref, revenons à la visite !
La dentiste nous a proposé de faire combler les sillons des molaires de Sélène, qui sont pas mal profonds d'après elle, de manière à limiter les incrustations d'aliments, et d'éventuelles caries.
Rien de bien extraordinaire, c'est juste une pâte qui colmate la dent.
Pourquoi pas, mais ses sillons je ne vois pas ce qu'ils ont de plus profonds que les miens. C'est comme qui dirait que l'on nous pousse à la surconsommation médicale. Enfin j'dis ça, je peux me tromper...


Quand la dentiste s'est penchée sur le cas posé par ses deux grosses dents de devant, elle nous a cette fois-ci suggéré de lui faire une frénectomie ou frénotomie labiale (elle n'a pas employé ses termes mais c'est moi qui ai trouvé la dénomination après une recherche sur le net).
Késako ???


Les dents de Sélène sont en fait séparées par une sorte de petite peau de gencive qui descend bien bas et qu'on appelle un frein. C'est lui qui maintient l'écartement des dents. La frenotomie consiste donc à couper ce frein, sous anesthésie locale, de manière à ce que les dents puissent ensuite se resserrer tout naturellement. La frenectomie quant à elle est l'opération qui consiste à enlever le frein en entier.
Tout ceci dans le but de donner plus de place aux dents définitives.

Pour tout vous dire, je n'étais pas présente lors de cette visite chez la dentiste. C'est son papa qui accompagnait Sélène et quand il m'a raconté tout ça, j'ai bien ébahie !

Je n'aurais jamais imaginé qu'on pratiquait des opérations pour resserrer les dents du bonheur !
Le faisait-on déjà à mon époque (pas ancestrale, non), quand j'étais petite ? Certainement mais je ne pense pas qu'on le proposait aussi systématiquement que ça semble l'être maintenant.
J'en ai appris des choses dis donc avec cette visite, entre le comblement des sillons et la frénomachin !

Bref, je ne sais pas trop quoi en penser. Je ne suis pas très chaude pour l'instant pour cette opération qui est certes assez banale mais qui n'est finalement pas indispensable à la santé de ma fille.
C'est mignon les dents du bonheur non ?
Je n'avais même pas fait gaffe que ce petit frein était "anormal", pour tout vous dire.

D'un côté, je me dis que je peux parier sur l'avenir, laisser les choses se faire d'elles-mêmes, en espérant que ma fille n'ait pas une bouche trop petite et que toutes ses nouvelles dents qui vont pousser auront toute la place qu'il leur faut.
Le risque ? Que ce ne soit pas le cas, que les dents aient du mal à s'aligner, avec la nécessité du port d'un appareil dentaire, enlèvement de dents éventuellement et dans ce cas-là, je pense qu'on ne pourra pas couper à l'opération.

De l'autre, quand je vois la dentition de son père, qui n'a pas eu d'appareil dentaire mais qui aurait mérité d'en avoir un, et la mienne qui est plutôt pas vilaine parce que j'ai eu droit à des années et des années d'orthodontie, je me dis qu'avec un héritage pareil, mon pari est un peu osé.

Bouh la la... ces gosses ! Je ne suis pas au bout de mes peines je crois. Dans quelques mois, vous verrez que je vais me mettre à vous parler de mes cheveux blancs !

Merci à Sonia qui m'a donné l'idée de ce post en parlant elle aussi des dents de son enfant !
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