lundi 2 avril 2012

BLACK OUT, un polar graphique, très graphique !

Dans le cadre de la dernière opération Masse critique de babelio, j'ai eu le plaisir de recevoir la première BD de Jérôme Lerpinière, Black out, gentiment envoyée par le service presse des éditions Sarbacane.

Black out, de Jérôme Lerpinière
éditions Sarbacane
sortie nationale le 4 avril 2012
128 pages, couverture souple

Je dois vous avouer que cette BD n'était pas mon premier choix. C'est un polar et ce n'est pas ma tasse de thé habituelle. Mais je me suis très volontiers prêtée au jeu de la "critique littéraire" (très très modeste) puisqu'il est toujours intéressant et enrichissant d'aller naviguer en eaux inconnues.


Tout d'abord, même si Black out n'était pas la BD qui m'attirait le plus parmi le choix proposé par babelio - je sais, je n'avais qu'à être à l'heure pour l'ouverture du marché le jour J ! -, je l'avais tout de même sélectionnée, uniquement pour sa couverture.

Très classe, très graphique.
Tout comme la BD dans son entier.
Je ne suis pas spécialement fan de ce style de dessin, mais on ne peut que s'incliner devant la beauté de ce livre. C'est une évidence.

Ce qu'on retiendra que je retiendrai de ce polar dessiné, ce n'est pas le scénario, qui n'a rien de surprenant (l'éditeur parle de "trame dramatique épurée"), mais qui n'en est pas moins bien rythmé, je le reconnais.
On semble visionner un vieux polar à la télé, avec la belle héroïne et les méchants bien caricaturaux (désolée, je n'ai pas de référence mais l'éditeur parle de "l'influence des films noirs d'Anthony Mann (éclairés par John Alton) et de Jean-Pierre Melville), assaisonné de références actuelles. On voit H&M, on cite Zadig et Voltaire ou le Comptoir des Cotonniers.



"Mais comment la belle Norma Rouge, serveuse à temps partiel et jet-setteuse à temps plein, se retrouve-t-elle enfoncée jusqu'au coup dans une sordide histoire de meurtre ?
Sa route n'aurait sans doute jamais dû croiser celle des diaboliques Claire et Angelo, couple ambivalent et ambigu..."


Non, ce dont on se souviendra je me souviendrai, c'est bien le dessin noir et blanc, très "graphique".



Normal me direz-vous pour un roman/polar graphique.
Oui, mais j'insiste sur le terme de "graphique" car la force de cette BD, ce sont bien les lignes et les courbes épurées dont use Jérôme Lerpinière pour faire de son ouvrage un très bel objet esthétique, à la mise en page soignée.

La page de titre et deuxième de couverture + rabat

C'est beau. C'est classe. Les amateurs du genre seront comblés.

Jérôme Lerpinière, qui vit à Nîmes "est venu à la bande dessinée sur le tard, poussé par trois passions, la bande dessinée, les polars et le cinéma noir des années 40-50".
Dommage de ne pas pouvoir vous en dire plus sur l'auteur... moi qui aime être complète, j'aurais aimé trouver plus d'informations sur ce dessinateur. Même si Black out est sa première BD, j'imagine qu'il a un passé professionnel derrière lui. Ma curiosité naturelle a été frustrée de ce côté ! ;-)
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