vendredi 25 mai 2012

Le goût des pépins de pomme

Un roman, le premier d'une enseignante allemande, professeur de littérature, Katharina Hagena, que j'ai emprunté à ma petite bibliothèque de quartier, sur un coup de tête !
J'étais allée rendre les bouquins des gamins et ce livre était mis en avant, juste à côté de la banque de prêt, sur l'unique rayonnage des romans (quand je vous dis que c'est une petite bibliothèque de quartier).
Je n'ai pas cherché midi à quatorze heures, je n'étais pas partie pour en emprunter un mais ce livre semblait me tendre les bras alors j'ai décidé de lui donner une chance !

Le goût des pépins de pomme - 2008
2010 pour l'édition française chez Anne Carrière

Bon, j'ai quand même lu le résumé au dos avant de l'embarquer, mais il est vrai que son titre très parfumé et très évocateur m'avait d'emblée séduite.  Après  Beignets de tomates vertes ou Le Cercle littéraire des amateurs d'épluchures de patates, Le goût des pépins de pomme,  on n'est plus à un légume ou un fruit près !

J'ai donc vu qu'il s'agissait de l'histoire de plusieurs femmes. Une grand-mère, des soeurs, des cousines, des petites-filles, des amies,  dans un même village du nord de l'Allemagne et autour d'une maison de famille avec son jardin et son verger, où il est question d'amour, de drames, de morts, de mémoire qui s'enfuit et de souvenirs enfouis.
Le point de départ de l'histoire étant la mort de Bertha, la grand-mère atteinte d'Alzheimer, qui lègue sa maison à sa petite-fille Iris, la narratrice.

Certes, une trame déjà vue et revue, pour l'originalité on repassera, mais comme j'étais plutôt bien disposée... les pépins de pomme ont atterri dans mon panier !

Alors, alors, alors, comment c'était ?

Une très agréable lecture dans l'ensemble, des histoires de femmes et des secrets qui s'entremêlent judicieusement, une atmosphère particulière, berçante, où dominent la mélancolie, la douceur et une certaine sensualité.
On suit les traces d'Iris, l'héritière de la maison de famille, qui, tout en redécouvrant les pièces de l'habitation,  les coins du jardin et la campagne alentours, laisse progressivement remonter à elle ses souvenirs.

Le moins bien ?
Des descriptions de la maison et de son jardin un peu trop longues et trop répétitives qui peuvent lasser le lecteur, et, je l'ai déjà évoqué au début, des histoires et secrets de familles qui finalement sont sans grande surprise. Ce n'est pas "spoiler" que de vous dire que vous trouverez de l'adultère, de la jalousie, des mesquineries, de la mère célibataire, un amour naissant à peine prévisible (hum, hum), etc., je ne vais pas tous vous les faire !
Ce moins bien qui fait que je suis un peu étonnée quand j'apprends que ce livre a été un best-seller en Allemagne et qu'il s'est apparemment  aussi bien vendu en France (Le choix des libraires en 2010, parmi les 20 meilleurs livres de l'année selon Le Point).
D'autant plus que le style n'est en rien remarquable.
Mais bon, il m'arrive souvent d'être à contre-courant dans mes appréciations littéraires...

Allez, pour conclure, soyons honnête, c'est quand même pas mal mais on n'a pas forcément envie d'en lire un deuxième de l'auteure, si elle en écrit un jour un deuxième !

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