mardi 12 novembre 2013

"La garçonnière" d'Hélène Grémillon, coup de maître ou petite escroquerie ?


Il y a un an de cela, j'avais été très enthousiasmée par la lecture du Confident, le premier roman d'Hélène Grémillon. Captivant et déroutant étaient les termes qualificatifs que je lui avais accolé ! (ma critique à l'époque, clic !)

Dans le cadre du parrainage des Matchs de la rentrée littéraire organisés par priceminister, j'ai choisi de lire le second roman de l'auteure, La garçonnière, sans trop savoir ce dont il retournait, si ce n'est que c'est une histoire inspirée de faits réels et qu'elle se déroule en 1987,  en Argentine.

Autant vous le dire dès le départ, si l'intérêt de ma lecture a été soutenu jusqu'au bout, j'ai été nettement moins captivée et déroutée qu'avec Le confident.

Lisandra, la femme du psychanaliste Vittorio Puig, vient d'être retrouvée morte. Défenestrée.
Suicide ? Meurtre ?
Les policiers soupçonnent immédiatement le mari qui est emprisonné derechef.
Eva Maria, femme torturée par la disparition de sa fille quelques années plus tôt, victime vraisemblablement de la terrible épuration qui a sévi sous la dictature de la junte militaire qui a dirigé le pays de 1976 à 1983, et patiente de Vittorio, ne peut croire à la culpabilité de son médecin. Elle décide de l'aider à prouver son innocence.
Elle lui rend visite en prison.
Celui-ci lui demande de récupérer les bandes sons des entretiens avec ses patients, qu'il enregistrait systématiquement à leur insu afin d'avoir un support de travail ultérieur. Il pense que sa femme a pu être assassinée par l'une des personnes qu'il traitait et des indices pourraient se trouver dans les dernières paroles échangées.

Sur des airs de thriller psychologique et de drame conjugal, le roman nous balade alors entre différents coupables potentiels, où tout le monde soupçonne tout le monde. Eva Maria fait des découvertes sur Vittorio qu'elle n'aime pas du tout mais elle continue tout de même son enquête personnelle.
Elle est également amenée à faire des découvertes sur Lisandra, la femme du docteur.

Je n'en dirai pas plus.
Je sais que ce roman est inspiré d'une histoire vraie et je suppose que la fin fait partie de cette histoire vraie cependant, elle m'a déçue.
Je m'attendais à un dénouement complexe et captivant, comme il aurait pu l'être sorti tout droit de l'imagination de l'auteure. Il est juste tristement terrible. 
Un dénouement inattendu et insoupçonnable au regard de tout ce qui nous présenté depuis la première page (et c'est avec cette fin que l'on comprend le titre du livre, complètement incompréhensible... qui lira sera d'accord avec moi) mais dénouement décevant, pour moi, car trop simple, trop facile... qui débarque de nulle part... Et encore ce sujet-là, j'ai envie de dire...
Je pense que nombre de lecteurs diront que c'est tout là le tour de force de l'auteure de nous amener là où on ne pensait pas du tout aller mais ça n'a pas du tout été mon sentiment immédiat.
Je me suis sentie trompée !!!
Hélène Grémillon n'a pas fait de moi une lectrice comblée mais une lectrice flouée.

À vous qui avez déjà lu La garçonnière... coup de maître ou légère escroquerie ?


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