lundi 31 décembre 2012

"La cinquième saison" de Philippe Delerm


La cinquième saison est le premier livre publié de Philippe Delerm (en 1983) et moi, c'est mon premier Philippe Delerm.
Vous dire que ce n'est certainement pas mon dernier serait un gros mensonge car si les ouvrages qui ont suivi sont dans le même style, je crois que ce n'est pas la peine que j'insiste.

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vendredi 28 décembre 2012

"Le Nao de Brown", œuvre de génie ou légère escroquerie ?


Une femme à tête de machine à laver (???), impossible de passer à côté de cette bande-dessinée en ce moment !
Beaucoup crient au génie, Pénélope Bagieu a adoré, les spécialistes BD aussi, il fallait donc que je me procure d'urgence cette Nao de Brown !

Assez conquise par les dessins à l'aquarelle sur les extraits de planches que j'avais déjà pu voir sur le net, il n'y avait "que" l'histoire pour me laisser quelques craintes.
Une jeune femme londonienne, Nao Brown - c'est son nom -, métisse anglo-nippone est atteinte d'un TOC très très particulier : elle ne peut réfréner des pensées extrêmement morbides, qui la poussent à imaginer des scènes de meurtre quand elle se trouve face à certaines personnes, notamment quand des stylos, des ciseaux ou des couteaux traînent dans le coin. Elle part alors très loin dans sa tête et doit prendre sur elle pendant de longues minutes, voire dizaines de minutes avant de pouvoir refaire surface.
Le TOC dont elle ne peut parler à personne, si ce n'est à sa meilleure amie, qui se trouve être aussi sa colocataire.
Glyn Dillon se serait inspiré des symptômes dont souffrait son épouse étant petite (source).
Je ne sais pas, mais moi, ça ne m'emballait pas plus que cela ce sujet.

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mercredi 26 décembre 2012

La relève ou ma tricoteuse en herbe


En l'entendant dire "J'y crois pas que je sais tricoter maintenant !", j'ai rigolé.
Quand elle a dit, dans un grand cri du coeur, "Je suis contente, j'ai réalisé mon rêve !" (sic), j'ai été en plus toute émue et son papa a levé les yeux au ciel, genre "Misère... il y en avait déjà une à la maison... j'suis pas sorti d'l'auberge..."
Si ça, c'est pas du bonheur, je n'y connais rien.;-)

C'est elle qui en fait la demande. Cela faisait déjà plusieurs semaines qu'elle me disait qu'elle aimerait bien apprendre à tricoter.
J'ai donc cherché des aiguilles rien que pour elle, de petite tailles (18 cm), car c'est plus facile à manier quand on débute et qu'on est une petite fille.

Aiguilles Pony, trouvées ici

Elle a très vite compris et su répéter les gestes que je lui montrais. Elle y arrive plutôt pas mal et semble vraiment contente d'elle. 
C'est encore loin d'être parfait, ce n'est pas super régulier, les gestes sont encore raides et elle crie au secours dès qu'elle s'embrouille un peu les aiguilles car elle ne sait pas encore rectifier ses erreurs mais je suis quand même très fière d'elle !
On dirait que la relève est assurée, non ?

Je me souviens que ma maman, qui était plus couturière que tricoteuse, m'avait appris à tricoter à peu près au même âge (7 ans) J'ai le souvenir d'avoir fait quelques écharpes à mes poupées, quelque-chose qui devait ressembler à un petit sac mais après, je crois que je n'ai jamais persévéré. Je n'ai jamais retouché des aiguilles jusqu'à mes 30 ans. J'étais enceinte et une folle envie de layette m'a prise !

J'espère qu'elle sera plus persévérante que moi dans ses jeunes années. ça me plairait de partager avec elle quelques créations dans les années à venir, avant d'avoir l'âge d'être grand-mère !


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mardi 25 décembre 2012

Joyeux Noël, plein de beaux cadeaux !



Souvent imitée, elle reste cependant la meilleure... la britannique Donna Wilson nous souhaite un très bon Noël (en français dans le texte en plus !).
J'adore !

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lundi 24 décembre 2012

"Des saisons au bord de la mer", doux souvenirs...


Maspero... le nom ne m'était pas inconnu.
Et pour cause... François Maspero est le petit-fils de l'égyptologue Gaston Maspero, que j'ai rencontré dans des livres il y a quelques années, quand je m'intéressais aux pharaons.

Vous l'avez compris, c'est donc le nom de l'auteur qui m'a fait sortir ce roman du rayonnage de ma médiathèque.

Un roman, oui, c'est vrai, mais sur le ton de la confession, du souvenir.
Le récit se déroule en deux parties distinctes, et nous présente deux enfances heureuses, en deux lieux différents, celle du père, puis celle de sa fille.
Maspero dit "il" ou "le père" pour le père, puis "elle" ou "sa fille" pour l'enfant. Il ne donne jamais de noms.
On devine cependant qu'il y a une bonne dose d'inspiration autobiographique même si elle n'est pas présentée comme telle. C'est subtile.


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vendredi 21 décembre 2012

"Gemma Bovery", un VRAI roman graphique


Ah, le roman graphique, on en entend beaucoup parler, sans pour autant arriver à faire la différence entre les BD que l'on peut classer dans cette catégorie et celles qui n'en sont pas.
La plupart des bandes dessinées que je vous ai déjà présentées ici en font partie mais comme pour toutes les formes d'art que l'on essaie de théoriser, les limites sont assez flous.
Retenez juste que le roman graphique s'est popularisé dans les années 80 et qu'il a développé des formes de BD différentes, dirigées vers un public adulte, par opposition à ce qui se faisait traditionnellement : format différent, notamment dans le nombre de pages communément admis (cf par exemple vos Spirou et Boule et Bill), prédominance du N&B ou de la bichromie pour les dessins, supportés par un texte qui se fait de plus en plus présent (sur ce point, un beau contre-exemple avec Sutures de David Small, qui n'est pas très bavard). Dessins et textes étant liés d'une manière toujours plus libre.

Vous trouvez les exemples plus parlants que le blabla ?
Procurez-vous ce Gemma Bovery de la britannique Posy Simmonds et vous comprendrez tout !

Je suis évidemment loin d'avoir lu tout ce qui se fait en matière de bande dessinée mais je n'ai jamais aussi bien vu illustré le concept du roman graphique que cette fois-ci !
Moi qui ado déplorait la disparition des images dans les romans que je lisais, je suis gâtée !
Posy Simmonds signe là un savoureux mélange de texte, comme dans un roman, et de dessins, comme dans une BD.

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mardi 18 décembre 2012

Mamie Roulette, une mamie différente


J'ai eu un gros coup de cœur pour ce livre-là !
Frappée par les belles couleurs des illustrations de Benoît Turbet ainsi que par l'histoire pleine de tendresse entre la petite-fille et ses grands-parents, écrite par Mireille Roux-Glasson.
Mamie Roulette et moi, c'est l'histoire d'une petite-fille, Margot, en vacances en Normandie avec ses grands-parents.
Rien de plus normal, sauf que mamie est différente. Elle est tout le temps en fauteuil roulant. La Roulette, comme l'appelle la petite fille.
Pour quelle raison ?
On ne le saura pas précisément, mais on peut supposer que la grand-mère est atteinte d'une sclérose en plaques, tout comme l'auteure de cette histoire. Cette ancienne bibliothécaire a dû mettre fin à sa carrière lorsque la maladie s'est déclarée. Elle s'est reconvertie dans l'écriture.
Tout comme, David Berty, un ancien rugbyman international, qui a signé la préface du livre.

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lundi 17 décembre 2012

"La bête qui meurt", un petit Philip Roth, un rien insipide


Ce petit Philip Roth est le premier d'une nouvelle série de livres que j'ai empruntés à ma médiathèque.
Je m'y rends généralement sans avoir un titre précis en tête aussi je fais le tour des rayonnages et je regarde les livres qui sont mis en avant.
Si j'accroche à un titre, un nom d'auteur, ou bien à une couverture, je prends !

Alors quand j'ai vu ce tout petit roman de Philip Roth, je me suis dis banco, c'est ce qu'il me faut !
Un grand auteur américain contemporain, que je n'ai encore jamais lu, je peux y aller les yeux fermés. Limite pas besoin de lire le résumé au dos.
Je l'ai quand même lu ce résumé et même si je n'ai pas été très emballée par le sujet (un professeur vieillissant qui noue une relation amoureuse avec une jeune étudiante) je me suis dit que je pouvais quand même essayer.
Seulement 137 pages, face aux presque 600 que je viens d'avaler avec Marco Mancassola, ça permet de souffler un peu.

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vendredi 14 décembre 2012

La vie PAS QUE sexuelle des super-héros


Certes, le titre de ce roman n'est pas mensonger, mais je le trouve très réducteur.
Dans le genre trompeuse, la photo de couverture n'est pas mal non plus !
Si vous pensiez trouver ici la narration croustillante et émoustillante des exploits au lit des vedettes des comics US, c'est raté.
Complètement.

Autant vous dire tout de suite, ce ne sont pas les super-héros qui m'ont attirée vers cette lecture.
Le sujet ne m'a jamais intéressée, aussi bien en BD qu'au cinéma (jamais vu Batman ni Spiderman), et ne m'intéressera certainement jamais sous ces formes-là.
C'est donc supposer que c'est le côté "sexuel" qui m'a titillée... oui... peut-être... probablement... possible qu'une petite voyeuse sommeille au fond de moi...
Quoi qu'il en soit, j'ai vite compris que c'était bien plus profond que de simples histoires de galipettes !


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