vendredi 29 juin 2012

"Solanin", mon premier manga à l'envers !


Mon premier manga, dont je vous ai parlé récemment, n'était pas une vraie bande dessinée japonaise, puisqu'elle se lit dans le sens de lecture qui est le nôtre.
En effet, au Japon, les livres sont imprimés à contresens de chez nous et donc se lisent à l'envers (par rapport à nous).
Il m'a donc fallu un petit temps d'adaptation pour prendre le réflexe de tourner les pages en partant de la fin et pour arriver à lire les vignettes dans le bon ordre, de droite à gauche (pardon pour ceux qui savent déjà tout ça, mais moi, je découvre !)
Après quelques hésitations, on peut dire que j'étais presque comme un poisson dans l'eau de ce nouvel univers littéraire !

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mercredi 27 juin 2012

"Si c'est un homme", un témoignage incontournable

"Si c'est un homme occupe une place centrale dans la littérature de témoignage sur l'extermination des Juifs d'Europe et l'univers concentrationnaire." (J.-B. Marongiu - Libération)



Après lecture, j'en suis également convaincue.

Sur les camps de concentration, on croit déjà avoir tout lu et tout vu, au collège et au lycée, dans les documentaires télévisés, etc.
En lisant le témoignage de Primo Levi, j'ai compris que je n'avais encore jamais vraiment saisi la réelle dimension dramatique du passage dans les camps de concentration et d'extermination.
Tout ce qui m'est déjà passé sous les yeux n'était pour ainsi dire que des instantanés, des photos de corps cadavériques et squelettiques derrière des barbelés, des clichés de baraquements désormais vides mais la lecture de Si c'est un homme m'a plongée dans la durée, dans la réalité quotidienne des hommes qui sont passés là-bas, et qui, pour beaucoup, en sont sortis par la cheminée (une métaphore couramment employée par les détenus des camps).

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lundi 25 juin 2012

L'hymne à la lecture de Monsieur Pennac

Monsieur Pennac, avec un grand, M s'il-vous-plaît !
Car la lecture de cet essai, qui se lit Comme un roman (paraît que c'est l'explication du titre) m'a confortée dans tout le bien que je pensais déjà de cet écrivain.
"Bien" fondé par les heures délicieuses que j'ai passées en compagnie de la saga des Malaussène, dont j'ai déjà relu avec le même plaisir plusieurs volumes.

En toute simplicité, Daniel Pennac, qui a été professeur de français pendant de nombreuses années, nous explique pourquoi les jeunes n'aiment plus lire (soit-disant) et lance des pistes très judicieuses pour leur redonner l'amour des livres, les réconcilier avec la lecture.



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vendredi 22 juin 2012

Shenzhen, Pyongyang... on visite en BD ?

Ok, mais... où c'est ???
Et puis comment ça se prononce, comme ça s'écrit ???
Oui, Shenzhen, Pyongyang, des noms qui vous disent vaguement quelque-chose, vous évoquent des coins en Asie, que l'on a du mal à orthographier, mais à part ça ?
Suivez donc Guy Delisle, le plus français des dessinateurs québécois et vous aurez une idée de ce que à quoi peut ressembler la vie quotidienne là-bas.


D'abord à Shenzhen, métropole du sud de la Chine, à côté de Hong-Kong, où Guy Delisle est allé superviser un studio d'animation (fabrique de dessins animés français délocalisée) à la fin des années 90.
Quelques années plus tard, rebelote à Pyongyang, capitale de Corée du Nord, où la sous-traitance du dessin animé est encore moins chère.

J'ai déjà lu ses Chroniques de Jérusalem (sa dernière BD en date) il y a quelques temps, et j'ai retrouvé avec plaisir, dans ses deux premières, son style comico-pragmatique.
Guy Delisle est un candide des temps modernes, qui débarque quasiment vierge de toute information dans le pays où il va séjourner, et qui explore ce nouveau petit monde au jour le jour, s'étonnant des us et coutumes locaux.

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mercredi 20 juin 2012

"Zona frigida", immersion polaire

Béa,  norvégienne, dessinatrice caricaturiste politique en vogue, décide subitement d'aller faire une croisière d'une petite semaine, en comité restreint, dans l'archipel du Svalbard (ou Spitzberg), tout au nord de la Norvège.
Un endroit du globe appelé aussi "Zona frigida".
Des terres gelées, inhospitalières, royaume des ours polaires, des phoques et des fulmars boréals (Han han, si vous ne connaissiez pas le fulmar boréal, vous allez connaître !), à la même latitude nord que le nord du Groenland (clic ici). Le Pôle Nord quoi !



Le bateau n'est pas un paquebot mais un navire de petite capacité (de ce type) promettant d'offrir à sa dizaine de passagers un voyage inoubliable avec sensations fortes garanties : paysages glacials à couper le souffle, rencontre (à distance raisonnable de préférence) avec les ours, etc.

Dès le début du livre, l'ambiance est plantée : Béa passe ses journées à boire. Avant le départ en croisière et pendant la croisière. On ne le dit pas mais on a compris : elle est alcoolique.
Pourquoi ? Dès le début, on apprend que la raison de ce voyage en eaux froides est un compte à régler avec son passé, ceci pourrait expliquer cela. Ok, compris.
Mais quel compte à régler ? Le rapport avec ledit voyage ? L'explication se fait un peu attendre et notre curiosité ne sera satisfaite que tardivement dans le livre (à plus de 200 pages de lecture).

C'est certainement voulu, et un certaine dose de suspense est ainsi maintenue mais heureusement que les magnifiques paysages polaires sont là pour faire diversion et occuper toute la place dans notre imaginaire.
Ne cherchez pas plus loin : les héros de ce roman, ce sont bien eux, les ours, les fulmars, les phoques, la glace, la lumière australe !

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lundi 18 juin 2012

Un bidonville aux portes de Paris...

Un bidonville en France ???



Dans le contexte du développement  économique d'après-guerre lié à la reconstruction, la main-d'oeuvre étrangère est accueillie à bras ouverts en France. Il y a du travail pour tous mais, malheureusement, pas de logements pour tous.
Nombre d'immigrés s'installent donc, provisoirement pensent-ils, dans des baraques, à côté des grands chantiers.
Pas d'eau courante, pas d'électricité, des murs et des toits précaires de tôle et de bois, c'est bien ce que l'on appelle un bidonville.
On  recense alors pas loin de 200 "îlots insalubres", grands et petits, autour de Paris.
En France, au milieu des années 60, on estime à environ 100 000 le nombre de personnes vivant dans ces bidonvilles.
Il faudra attendre 1970 pour que le gouvernement commence à prendre des mesures concrètes pour mettre en place une politique de résorption des bidonvilles et de relogement progressif des familles.

De 1950 à 1971, plusieurs milliers de personnes, pour l'essentiel venues d'Algérie et du Maroc, habitent le plus vaste et le plus insalubre des bidonvilles de Nanterre, baptisé La Folie, du nom de la gare voisine.
Un unique point d'eau pour huit à dix mille habitants...

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vendredi 15 juin 2012

"L'ardoise magique" et autres romans de Valérie Tong Cuong

Une fois n'est pas coutume, je ne vais pas vous conseiller de lire ce roman de Valérie Tong Cuong que je viens de finir, mais plutôt ceux qu'elle a écrits précédemment.



L'ardoise magique est son septième roman. Sur les 6 précédents, j'en ai lu 4, tous avec grand plaisir.
J'ai apprécié à chaque fois l'originalité de l'histoire et celle des personnages complexes, attachants et atypiques (je pense notamment à Big).
Les livres de Valérie Tong Cuong sont généralement courts, mais l'histoire est dense.
Jamais de longueurs, c'est assez remarquable.

Jusqu'à lire L'ardoise magique, je pensais que tous ses livres étaient à peu de choses près de très bonne et d'égale qualité.
J'ai été déçue par cette cinquième lecture... déçue, déçue, déçue !

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mercredi 13 juin 2012

In memoriam N.K. (roman sur un cinéaste)



Dominique Legrand est un écrivain passionné du septième art. Il a fait des études de lettres et de cinéma, dont une maîtrise sur Brian de Palma. Suite logique des choses, il a été le premier en France à publier un ouvrage de référence sur ce cinéaste. Côté littérature, il a écrit 2 romans pour la jeunesse et 3 thrillers.

In memoriam N.K., son dernier roman paru en 2011 est atypique.
L'auteur s'est fait plaisir en recréant tout un monde cinématographique autour d'un réalisateur américain mythique inventé de toutes pièces, Nicodémus Krapstick, abrégé N.K. dans le titre (et non, pas sur de Palma !)
Mystérieux, "obscur et envoûtant", tyrannique et énigmatique, l'homme n'aura laissé que 5 films cultes derrière lui. Après une absence de 20 ans, un sixième semblait en préparation, augurant d'un retour inespéré pour Tom Cross (le narrateur), critique de cinéma, fan absolu et obsédé par Krapstick. Or, celui-ci décède brutalement juste après avoir terminé sa réalisation.
L'enquête de Tom Cross commence alors.

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mardi 12 juin 2012

Sac US, indémodable ! (Elvis de Rockmafia)

Le sac US, le roi du bahut (Hannn comme on parlait à l'époque, on était fous !!!) dans les années 80, est plus que jamais au goût du jour.

Sauf que, chez Rockmafia, il n'est plus en toile de l'armée mais en cuir alors... interdit de le crayonner au stylo bic ! Ça suffit, non mais, on n'a plus 15 ans !



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